Contre-Regards

par Michel SANTO

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A la Maison du Banquet de Lagrasse, « Lazare, mon amour » |Contre-Regard.com

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Il faisait bon l’autre soir à Lagrasse à l’ombre des vieilles pierres, il faisait doux, on était bien. Gwenaëlle Aubry et Léopoldine Hummel belles, droites, hiératiques, évoquaient pour nous la grande Sylvia Plath. Bastien Lallemand a la guitare ainsi que Maeva Le Berre au violoncelle ajoutaient encore a la magie des mots de ce texte superbe de Gwenaëlle «Lazare, mon amour».

Le maître et l’élève (Une relecture du « Premier homme » d’A.Camus)

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Qu’il me soit permis de dédier ces quelques lignes a une institutrice (Pardon! Une professeur des écoles) qui m’est particulièrement chère et qui se reconnaîtra.

C’est une bien belle histoire que je voudrais vous conter ici. Une histoire si belle et si émouvante qu’on pourrait croire à un conte de fées, et pourtant, j’en témoigne, elle est parfaitement authentique.

Il était une fois, donc, puisque les contes commencent souvent ainsi, un enfant qui vivait difficilement un début de vie aléatoire dans un beau pays brûlé de soleil, de l’autre coté de la mer. Cet enfant était orphelin de père, pupille de la nation. Son père avait été tué en 1914 dans les premières semaines de la guerre, il était mort, là bas, dans un pays de boue et de grisaille, sur les coteaux de la Marne, loin, très loin de son ciel gorgé de lumière. On l’avait arraché a ses champs et ses vignes et on l’avait envoyé mourir là sans qu’il ait très bien compris pourquoi.

Réflexion sur l’écrivain et sa mère (à partir du « livre de ma mère » d’Albert Cohen)

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« Chaque homme est seul et tous se fichent de tous et nos douleurs sont une île déserte »

C’est la première page du chef d’œuvre d’Albert Cohen que je viens de relire, et c’est les yeux encore rouges et la gorge nouée que j’écris ces quelques lignes.

Albert Cohen, ses phrases, si belles, si longues, si larges et lourdes d’infini qu’on s’y roulerait dedans comme dans une eau bienheureuse. Il nous le dit et il en pleure : « Les fils ne savent pas que leurs mères sont mortelles » Chant d’amour infini, ode à la mère, à toutes les mères mortes, ode à toutes celles que nous n’avons pas su ou pu aimer en retour comme nous l’aurions du, élégie de l’éternel regret lorsqu’il est trop tard.

Un silence religieux. La gauche face à l’islamisme…

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Pourquoi le djihadisme semble-t-il être, désormais, la seule cause pour laquelle des milliers de jeunes soient prêts à défier la mort? La gauche, si fière jadis de sa tradition internationaliste (Prolétaires de tous les pays…) devrait s’interroger sur ce phénomène et se demander pourquoi ses valeurs qui entraînaient dans la joie et l’enthousiasme des millions de gens autrefois (en 36, en Espagne, par exemple ) ont pu ainsi disparaître corps et biens.

À la Maison du Banquet et des générations de Lagrasse pour des « Traversées d’un demi-siècle », autour de la revue « Les Temps Modernes » (2)

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La suite du premier article de  mon ami Jacques Raynal, paru le 7 mai: 

il y eut aussi, et ce fut beaucoup dit, la découverte d’une fraternité, d’une solidarité loin des postures idéologiques. Ce fut là pour nombre de nos intervenants une sorte de révélation. Juliette Campagne nous raconta ainsi avec une émotion encore très présente et les larmes aux yeux la collecte organisée pour elle par les ouvrières de son atelier lorsqu’elle fut arrêtée et emprisonnée pour activisme. Pour une autre ayant, semble-t-il,mieux tourné la page, toute cette époque se ramène plutôt à une parenthèse, un caprice d’enfant gâtée qui jette sa gourme et s’encanaille un peu en quête d’émotions

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