Contre-Regards

par Michel SANTO

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Cérémonie des voeux.

Ah ! la cérémonie des vœux en France. Pas une institution n’y échappe.

De la Présidence de la République à l’association des boulistes de quartier, tout le monde y va de son discours truffé des mêmes vœux pieux, ornés des mêmes métaphores maritimes et conclus des mêmes appels à l’union sacrée. Tous les jours ou presque de ce mois de janvier sont réservés par nos élites à cette « geste » républicaine. Elle n’a pas que des inconvénients, remarquez ! Les buffets sont  généreux et les verres vite remplis. A condition cependant de pouvoir s’en approcher, ce qui n’est pas à la portée du premier venu ! Il y faut une longue pratique et du savoir-faire. Chaque centimètre carré conquis est une position gagnée de haute lutte à un adversaire qui, le regard et la main tendue vers les canapés au saumon et les éclairs au chocolat, ne s’avoue jamais vaincu.

Chez nous, celle du sous-préfet de Narbonne est la plus courue. Somptueux est aussi son accueil, dans une ambiance «Empire». Un paradoxe en un temps où ce fonctionnaire ne sert plus à rien. C’est peut-être ce côté désuet, ancien régime, que les dames des élus, qui y sont plus nombreuses que partout ailleurs, apprécient.

Les français sont ainsi. Ils coupent la tête des rois et regrettent leurs cours.

Un détail de l’histoire?

 

Longue, longue et ennuyeuse interview de Maryse Arditti dans le Midi Libre d’aujourd’hui, en page 6. Le titre : « l’impact des produits chimiques est préoccupant ». Tiens donc !

Toute une page réservée par la rédaction de Narbonne à la conseillère régionale verte, récemment traitée de folle par G.Frèche et qui                                                                                                                                                                                                        etqui ne participe plus ( jusqu’à quand ?) à l’exécutif régional, pour nous commenter laborieusement  la directive « Reach » !!! J’ouvre une petite parenthèse pour signaler au journaliste de service et à sa complice du moment que je n’ai toujours pas compris ( j’imagine la tête des autres lecteurs) ce que voulait dire « Reach ».Je la ferme, la parenthèse, et ne résiste pas au plaisir de vous livrer un échantillon du jargon «  Ardittien » :

"  Pour les substances préoccupantes, les Verts souhaitaient qu’on mette en route des recherches pour trouver des alternatives. Et que si elles existent, qu’on oblige à les prendre. Pour ça, Reach est un peu "soft" la dessus. "

 C’est pas beau ça!

 Quand je pense que cette dame est professeur des Universités et qu’elle a en charge, à la Région, la Formation Professionnelle ! Un modèle de parler baragouinesque à faire pleurer de rire un apprenti coiffeur. A ce propos, la photo de Maryse, pas terrible ! Elle doit dater, non ? Je l’ai croisée hier, c’est pas la même ! Mais revenons à nos moutons pour dire qu’elle avait trouvé l’impact des propos de Georges sur les blacks (c’est plus chic que « noirs ») des bleus désastreux et humiliant. Nous l’avons félicitée pour cette courageuse position qui, au fil du temps, à cependant tendance à se diluer dans les vapeurs combinardes de l’hôtel de région. L’occasion était pourtant bonne pour en savoir un peu plus sur ses états d’âme d’après fêtes. Mais nous n’en saurons rien ! Tout cela n’étant qu’un détail de l’histoire régionale pour nos journalistes locaux.Qui ne dit mot consent?

 

 

 


La vérité!

opinion

Patrick est un journaliste talentueux. Trop à l’étroit dans l’information quotidienne, celle des ordures ménagères normalement collectées et des eaux régulièrement distribuées (on le comprend !), il nous convie, tous les jours ou presque, à partager son « humeur ». Un genre littéraire confortable qui permet de s’affranchir des contraintes déontologiques propres au métier.

Un clochard céleste.

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Un clochard a élu domicile dans l’entrée de l’ancien magasin Gagnoud. En quelques jours, il l’a transformée en un «confortable» abri  tapissé de cartons, du sol au plafond.

Ses collègues viennent souvent lui rendre visite; des jeunes surtout.

De ma fenêtre, tous les matins, je l’observe. Il est 9 heures. Il sort de son refuge. Saute et s’amuse avec son chien. Comme un enfant ! Pousse du pied les papiers et les mégots qui jonchent «  son » trottoir. Se baisse, en ramasse quelques uns qu’il s’empresse de jeter dans une poubelle voisine. Un moment inattendu d’élégance et de dignité.

La vulgarité n’est pas où habituellement on la croit. 

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