Contre-Regards

par Michel SANTO

Marcher donne de l’air à la pensée ; la blesse aussi parfois…

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Marcher donne de l’air à la pensée. Peu importe où ! J’entends cependant dans des régions au climat tempéré comme la mienne. Et quand je n’y suis pas forcé. Évidemment! Tous les jours donc, je marche. À pas rapides! Que ce soit le long d’un canal, d’une plage, autour d’un étang ou tout bonnement dans ma ville.

Au carnaval de Narbonne, on ne brûle ni roi ni salle multimodale, hélas !

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Demain dimanche, « Carnaval » ! Oh pas celui venu du fond des âges où le « désordre social », la critique politique, l’inversion des hiérarchies de pouvoir étaient le moyen, à la fin de l’hiver, de « purger » les tensions d’une communauté pour en retrouver, les beaux jours revenant, les normes sociales établies. Pratiques païennes reprises en partie par l’Église romaine, à l’entrée du cycle des 40 jours de Carême comme le montre l’exemple des Fallas de Valence. Un formidable mélange de rituels religieux et profanes, dans lequel sont honorés des saints et brûlés, dans tous les quartiers de le ville, les « idoles » et emblèmes de notre temps : stars du cinéma, hommes politiques, dollar etc…

Les archives de Narbonne en danger ?!


Étonnement, hier matin, quand j’eus pris connaissance du courrier arrivé, d’y trouver, dans le petit tas habituel de catalogues commerciaux, d’appels aux dons humanitaires, de lettres administratives ou de factures impayées, une enveloppe d’un poids inhabituellement lourd. Empressé d’en connaître l’expéditeur, je ne le pus. Seul un rapport daté du 11 septembre 2011, adressé au maire de Narbonne de l’époque, Jacques Bascou, à l’en-tête de l’Inspection Générale du patrimoine du ministère de la Culture et de la communication, sur les Archives Municipales de La Ville, y avait été anonymement glissé ; sans mots d’accompagnement – ni explications !  Sa lecture suffisait cependant pour que je comprenne, dès les premières lignes lues, les raisons de ce discret envoi. La situation de ce service des Archives municipales est, selon l’auteur de ce rapport, très préoccupante.  Je relève, pour aller à l’essentiel (conclusions : ici), qu’installé dans l’actuel bâtiment de l’Office du tourisme, ses locaux administratifs et ceux qui sont destinés à recevoir le public sont particulièrement exigus avec des rayonnages présentant de réels risques en cas d’incendie. Rien de surprenant pourtant, ces mêmes observations avaient déjà été faites par le direction des Archives de France en 2004. Et, depuis, rien ! Je passe vite aussi sur les observations concernant « la qualité » du service rendu aux chercheurs intéressés par la riche histoire de Narbonne. Bref ! un état des lieux de nos Archives peu conforme au statut de notre cité –  elle appartient au club très fermé des Villes d’Art et d’Histoire ! À ma connaissance, depuis l’arrivée de Didier Mouly aux affaires municipales, rien non plus n’a été envisagé pour, notamment, et surtout , comme le préconise le rédacteur de ce rapport accablant : « réimplanter ce service sur un nouveau site, sûr et sain, aisément accessible pour le public et les services de la mairie ». Cet investissement ne figure pas dans les priorités municipales, en effet, nos édiles ayant décidé de réserver leur budget à la construction d’une salle multimodale évaluée à 20 millions d’euros, et à l’utilité largement sujette à discussion, elle ! Faut-il donc rappeler à nos élus la valeur de ce patrimoine d’archives municipales et le « prix » négatif que représentent aujourd’hui les conditions dans lesquelles il est conservé et géré ?  Ce « bien commun » n’est pas qu’un stock voué aux ténèbres de galeries fréquentées par de rares spécialistes. Il constitue aussi une ressource économique profitable à la promotion et au rayonnement de notre ville, sur un plan touristique, notamment… Montpellier¹, notre voisine, l’a bien compris. Serions-nous à ce point stupides, nous, au point de l’ignorer.

¹Comme le hasard fait toujours bien les choses, je lis, ce matin (ici), un article fort intéressant, qui vient d’être publié, sur les Archives de Montpellier. J’y apprends que désormais le public peut consulter les documents d’archives numérisés, mener ses recherches à distance ou préparer sa venue aux archives ; que cette mise en ligne permet la diffusion de quelque 45 000 images et plus de 60 000 notices décrivant les documents et ouvrages historiques conservés aux archives municipales ; et qu’accessible à partir du site internet, cette offre vient compléter les sources déjà mises en ligne par les archives départementales de l’Hérault (cadastre, état civil) par des documents exceptionnels sur l’histoire de Montpellier.

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