Contre-Regards

par Michel SANTO

On ne touche pas au « patrimoine » !

 

 

De l’écomusée de la « ruche et du miel », du côté de Coustouges, dans les Hautes Corbières, au musée des « farces et attrapes », dans le VIII ème arrondissement, le Paris des pouvoirs, notre beau pays s’est fait une spécialité de la conservation patrimoniale. Tout lui fait ventre ! Les fromages et le vin, les arts culinaires et ceux de la mode. Pas un hameau qui ne s’enorgueillisse d’en posséder un, trois fourches et une meule de paille artificielle y suffisant. Dans son dernier rapport, la Cour des Comptes s’est intéressée à cette « exception nationale » à travers le cas, exemplaire à de multiples égards, du Musée National du Sport. L’expression même du « génie français » Eh bien, figurez vous que ce musée, créé en 1963, détenteur de 600.000 objets et documents, et localisé en principe au Parc des Princes,  a un problème ! Un gros problème : il n’a pas de galeries, pas de personnel adapté et donc pas de public. Son coût !  900.000 euros à l’Etat par an. La raison devrait conduire son Ministre de tutelle à le fermer. L’intérêt du contribuable aussi. Et pourtant je fais ici le pari qu’il n’en sera rien. On ne touche pas au « patrimoine » !

Un happening à Carcassonne !

 

 

A Carcassonne, une femme de 63 ans, promenait en laisse son compagnon de 40 ans, attaché par le sexe avec une chaînette de 70 cm.

Immédiatement placé en garde à vue ( ! ), le couple aurait déclaré « être accro au sexe », et indiqué qu’il se livrait-là, « à un jeu ».

Innocente et pauvre défense ! Ce seraient ils présentés comme « artistes-associés » réalisant une « performance », que leur  » geste  » serait aujourd’hui encensé. 

Comme le disait Duchamp à propos de sa « pissotière » : placez la donc dans un musée, et elle changera de statut ! 

Il en est de même pour ce genre d’exhibition.Il suffisait de l’habiller avec d’ autres mots pour qu’elle présente le caractère d’ un authentique happening…   

Lola! m’entends-tu?

Le village de Cox.

Le village de Cox.


Elle s’appelle Dolores. Nous l’appelions : Lola ! Elle ne répond plus à l’un comme à l’autre de ses deux prénoms. Lola lui avait été donnée par sa famille. La mienne ! Elle était ma tante, celle par qui les liens étaient maintenus, serrés, avec les cousins et cousines restés en Espagne. À Cox !

Le Languedoc-Roussillon, une région surfaite?

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C’était le 1 Février 2007, et j’écrivais ceci :

« Dans quelques années, le Languedoc-Roussillon, d’abord comme circonscription administrative de l’Etat puis comme collectivité territoriale de plein exercice, aura cinquante ans de suivi statistique. Un demi siècle ! Le constat ? Notre région n’aura cessé d’occuper le bas du tableau, juste devant la Corse, pour ce qui est de la richesse produite par habitant, et le haut, par le nombre de chômeurs rapporté à sa population active. On pourrait multiplier les indicateurs statistiques que nous n’échapperions pas à cette dure réalité, que nous ne voulons pas admettre : notre région vit sous perfusion financière. Sans les transferts financiers massifs en provenance d’Ile de France et de Rhône Alpes, notamment, nous serions tout simplement dans l’incapacité de satisfaire nos besoins les plus essentiels…Ceux de ménages largement tributaires de la solidarité nationale, dans une région déficitaire en logements sociaux et sous équipée pour  l’accueil des personnes âgées… Prétendre, comme le font certains,dans la classe politique régionale,inverser cette tendance est tout simplement mensonger. Je ne vois, en effet, aucune raison macro-économique ou politique qui me permettrait de nuancer ou d’infirmer cette remarque. Notre économie (malheureusement ?) de nature essentiellement résidentielle, ne le peut. « Dynamisée » par l’accroissement de population, elle crée des emplois peu qualifiés et à faible revenus principalement dans les services à la personne et  la construction de logements.Le tourisme n’étant qu’une variante de ce phénomène… »

Nous sommes le 1.02.2011, et je lis dans le Midi Libre du 12 janvier 2011, les propos de Georges Roques, géographe et auteur du livre décapant, et nécessaire pour ceux qui ne supportent plus la langue de bois de nos édiles locaux et de leurs services de communication: « Paradoxes en Languedoc-Roussillon. Une région surfaite« . Des propos qui corroborent encore aujourd’hui les miens. Ce qui, hélas, ne me réjouit pas!

 

 

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