Contre-Regards

par Michel SANTO

De qui donc Pupponi est-il l’emblème?

 

 

Pour François Pupponi, député maire PS de Sarcelles, qui succédât, en son temps et en ce lieu, à DSK : « La plainte de Tristane Banon contre DSK ressemble fort à de l’acharnement politique« . Sic ! Venant de quelqu’un dont le « métier » est d’en faire, la charge vaut compliment. Qu’espérer conquérir et garder en sièges et revenus sans  obstination, en effet ? Et souvent mauvaise foi. En l’occurrence bien condescendante à l’égard d’une accusatrice dont il est suggéré qu’elle serait la fausse victime d’un crime en réalité perpétré par elle à l’encontre d’un malheureux innocent. Dieu me garde de prendre parti dans cette troublante et mystérieuse affaire ! Constatons tout de même l’esprit de suite de Martine Aubry qui vient d’élever  Pupponi au rang de Monsieur Sécurité (!!!) dans son « gouvernement fantôme ». Une promotion surprise qui ressemble fort à une réhabilitation symbolique de celui qui fut son mentor. Mais qui, en la circonstance et à son corps défendant, semble toujours rester prisonnier, par d’étranges liens et coïncidences allusives, avec le « commerce » policier…Pur hasard, sans doute!

Suerte Marc, suerte mon frère!

   

Ce n’était pas pour ses pizzas qu’on allait à « La Jument Verte ». C’était pour Marc! Marc Kaprielian, qui, depuis avant-hier, nous a quittés. Brutalement. Sans prévenir. Il était la bienveillance et l’humilité même. Une empathie naturelle se dégageait de cet ami à la foisonnante présence. La salle dans laquelle il nous accueillait lui ressemblait : onirique et paisible. Tout ce qui  passait dans ses mains : une photo, un tableau, un objet pouvait se retrouver sur un mur, au plafond ! De ce lieu aussi, il nous laisse orphelin. Par sa grâce, lui pourtant si solitaire, il avait su en faire, en artiste qu’il était, un centre vers lequel convergeaient dans la bonne humeur et les rires tous ceux que la vie sociale ou politique habituellement oppose. Dieu, qu’on était bien chez lui. Avec lui ! A l’instant même où j’écris ces quelques lignes, les cloches de saint Just sonnent « quatre heures ». Demain matin, elles sonneront encore pour le recevoir dans le cœur de cette cathédrale où nous seront nombreux à l’accompagner pour son dernier voyage. Faces à l’Orient. Suerte Marc, suerte mon frère !

Le cornichon serait-il cancérigène?

 

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Le 31 mai, l’Organisation mondiale de la santé a intégré les téléphones portables à sa liste de produits «potentiellement cancérogènes». Ils figurent désormais dans la même catégorie que le très controversé DDT, les gaz d’échappement et les pickles, ces petits légumes macérés dans du vinaigre (cornichons, carottes, chou-fleur, etc.). Au train où vont les recherches épidémiologiques ont peu se demander si notre santé physique et mentale ne dépend plus désormais que de notre capacité à revenir aux bonnes vieilles pratiques en usage aux siècles passés : correspondance épistolaire à la plume d’oie, déplacements à cheval nourris aux herbes ou à pieds protégés par des sabots en bois. Quant aux cornichons, cet étrangleur de potager, aux tiges qui rampent et vrillent et qui pullulent aussi dans nos cités, sur nos ondes et dans ces étranges bocaux que sont nos envahissantes lucarnes, leur cancérosivité évidente peut-être facilement évitée sans retourner au Moyen Age. Il suffit de les cuire. De les bien cuire ! À feux doux cependant…

 

A Nantes, il ne pleut pas toujours!

   

A Nantes, trois des six salariées de l’espace Simone-de-Beauvoir ont fait grève hier, à l’occasion de la Journée internationale pour les droits des femmes. Leurs raisons : leur employeur, une association de militantes féministes, «n’applique pas en interne les valeurs qu’elle défend à l’extérieur». Temps partiel «subi» et salaires insuffisants, notamment.

Du côté de la direction, Michèle Frangeul, la présidente de l’espace Simone-de-Beauvoir, financé à 80 % par la mairie, rétorque : «Cela revient à dévoyer le sens de cette journée, où l’on défend les droits universels des femmes.»

 

En d’autres termes, «mettez nos valeurs sous le paillasson et défendez les chez les autres». La version nantaise du célèbre slogan sartrien : «l’existentialisme est un humanisme». Et un exemple philosophique de la «mauvaise foi» si brillamment exposé par Jean Paul dans son célébrissime texte, le «garçon de café».

 

A Nantes, il ne pleut pas toujours. On se lâche parfois…Et une petite lueur de «vérité» éclaire les âmes…

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