Contre-Regards

par Michel SANTO

Chers pigeons.

Max Weber et sa femme Marianne en 1893Après le haut le coeur et l’envie de vomir provoqués par l’ingestion de l’info, que j’ai toujours sur l’estomac, qui m’apprenait que Fortis s’offrait un déjeuner à 3000 euros le couvert au Louis XV, voilà que j’apprends, ce matin, juste après mon petit déjeuner, que le groupe Deixa s’est payé un raout à 200 000 euros à la même table de la principauté de Monaco. Au menu, d’après le Monde.fr: « poitrine de pigeonneau des Alpes-de-Haute-Provence, foie de gras canard et pommes de terre nouvelles sur la braise ». Au bord de la faillite et sauvés par les pouvoirs publics, ces parvenus de la finance franco-belge se goinfrent sans crainte et remords de pigeons et de canards au prix d’un paquet d’actions dévaluées. Décidemment, le temps où Weber écrivait son  » Ethique protestante et esprit du capitalisme «  pour expliquer la naissance et le développement de ce système de production en Europe est bien loin. On en vient presque à regretter ces austères patrons puritains pour qui, selon notre sévère sociologue, la possession de richesses était moins condamnable que le fait de se reposer dessus et d’en jouir. Jouissance dont ne se privent pas nos chefs de la finance à qui on reconnaîtra néanmoins un certain sens de l’humour, même involontaire, et un goût certain pour l’immoralité, parfaitement assumée…

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