Contre-Regards

par Michel SANTO

Chronique de Narbonne et d’ailleurs: ANTICOR flingue vilainement ANTICOR 11!

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Tel est pris qui croyez prendre ! C’est ce que doit amèrement méditer J.M Alric, le représentant départemental d’ANTICOR, vivant à Narbonne et travaillant dans une annexe de la Communauté d’agglomération du Grand Narbonne. ANTICOR, on le sait, est une association spécialisée dans la lutte contre la corruption, essentiellement celle visant la classe politique, toutes tendances confondues. Cela était son objet social initial. Mais ici, en tout cas, son animateur en avait une définition très large. Tout, si je puis écrire, lui faisait profit: la gestion financière des collectivités et l’évolution de leur masse salariale, la gestion de leurs personnels et de leurs carrières, les chasses aux sorcières et sorciers ouverts à l’occasion de changements d’exécutif etc … Lors des dernières élections municipales, c’est en grandes pompes  et à grands renforts de communication qu’une « Charte de bonne conduite » était proposée aux différents candidats aux élections municipales, une charte présentée comme un « label de qualité » que  les élus depuis ont remisé dans le placard des promesses électorales. Il n’empêche que pour  ceux qui ne l’avaient pas signée, à juste titre , de mon point de vue, la présomption de fraudes étaient « gentiment » suggérée. Et que constate-t-on dans le cas narbonnais  qui  nous intéresse, sinon que les dirigeants nationaux d’ANTICOR pratiquent dans leur propre organisation ce qu’ils dénoncent chez les autres en général et les politiques en particulier dans leur manières de traiter leur « personnel », et, parmi eux, ceux qui, pour des raisons qui nous échappent, expriment des convictions ou des positions qui ne leur conviennent pas. Ainsi donc exit J.M Alric, dégagé brutalement et avec un cynisme bien peu fraternel du paysage politico-associatif local. Son employeur Jacques Bascou, l’ancien maire socialiste de Narbonne et toujours président du Grand Narbonne, qui fut aussi sa tête de turc préférée, doit savourer ce paradoxal épilogue. Et J.M Alric qui, de notoriété publique, roulait pour son opposant à présent maire du palais, lui, doit se dire qu’après tant d’efforts à dénoncer chez son « patron » des pratiques dont il est lui même victime de la part de dirigeants de sa propre incorruptible association, le monde est un tissu de masques qu’il convient d’abord d’arracher dans sa propre maison, quand ce n’est pas sur soi … À sa décharge l’exercice est difficile, celui qui écrit ses lignes en sait quelque chose!

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