Contre-Regards

par Michel SANTO

En mémoire de mon grand père et de ses amis narbonnais de détention à Buchenwald…


Le dernier dimanche d’avril est chaque année dédié à la célébration de la mémoire des victimes de la déportation dans les camps de concentration et d’extermination nazis lors la Seconde Guerre mondiale. Étonnamment, peu d’articles pour le rappeler dans la presse. Pas grand chose non plus ailleurs, ni sur les réseaux sociaux. Peut-être suis-je trop distrait ? En ce cas, qu’on me le dise et qu’on me mette sous les yeux les preuves de ma cécité, sans doute inconsciente. Dans la conjoncture politique présente, pourtant, à la veille de l’élection du prochain Président de notre République, sans outrance ni anachronisme il eut été salutaire, me semble-t-il, de rappeler ce que furent le rôle et l’action des grandes forces politiques d’alors. Quels ressorts idéologiques et politiques, toujours aussi puissants aujourd’hui sous des formes différentes, animaient hier les esprits…

Au premier niveau et au premier rang de ma bibliothèque se trouve un petit livret, sans doute édité à compte d’auteur, écrit par André Respaut (il était anarchiste), qui fut un ami de mon grand père maternel Michel Degeilh (il était communiste) – au premier rang, en bas, à droite de cette photo. Son titre : « Buchenwald Terre maudite ». Tous deux y furent déportés en 1943 ; et cette plaquette raconte ce que fut leur « vie » dans ce camp de la « mort lente ». Sur cette photo on reconnaîtra aussi d’autres figures narbonnaises, quelques mois après leur retour dans leur cité. Je retiens celle, notamment, du docteur Emile Roux auquel Michel Degeilh, menuisier de métier, rendait souvent visite dans sa pharmacie du quartier de Bourg. Son histoire – son combat, son sacrifice, ses valeurs – je la racontais hier soir encore à son arrière-arrière petite fille… et la priais d’aller voter dimanche, de ne pas se réfugier  dans le retrait, l’abstention…

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Commentaires (4)

  • sire

    |

    Un peuple sans memoire est un peuple sans avenir, si on oublie d ou on vient, comment peut on savoir ou on va? ou on doit aller?

    Reply

  • Robert

    |

    Respect, mémoire et vigilance…

    Reply

  • camus thierry

    |

    J’avais laissé un commentaire sur ce sujet mais il n’apparait pas ou plus , je ne sais . Si je suis blacklisté sur votre blog , merci de me le signaler Monsieur Michel Santo . Avec mes meilleurs sentiments , dans l’attente de votre réponse .
    J’ai laissé un nouveau commentaire ce jour à propos de votre rencontre avec Monsieur Michel Arcens , cela sera un test ? . Bien à vous .

    Reply

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