Contre-Regards

par Michel SANTO

En Région Occitanie, après la débâcle électorale du PS, la majorité de Madame Delga est menacée d’implosion…

     

   

Dans les deux plus « gros » départements de la Région Occitanie, la Haute-Garonne et l’Hérault, qui fournissaient régulièrement les plus forts contingents de députés socialistes, tous les sortants ont été sèchement éliminés dès le premier tour de ces élections législatives. Une déroute historique, avant la disparition totale, ou presque, de représentants de cet ex-parti dominant, dimanche, dans pratiquement toute la Région. Le seul rescapé de ce véritable carnage, qui, dans quatre jours, devrait rejoindre ses amis au cimetière politique des « camarades disparus », n’est autre que Joël Aviragnet, l’ancien suppléant de madame Delga à l’Assemblée. Un bilan désastreux pour le PS… et madame Delga ! En effet,  loin de se « mettre à l’abri » après la défaite de son candidat à la présidentielle, elle s’est empressée au contraire de revêtir les habits d’une « directrice de campagne de fait », pendant ces législatives. Et ce afin d’imposer, au sein d’un parti en miettes,  sur ses terres, son leadership  autour d’un « pseudo-modèle régional » pourtant déjà rendu obsolète dans les faits. Vanter sa majorité régionale allant du Front de Gauche au PRG en passant par les Verts de monsieur Onesta plus proche de monsieur Mélenchon que de monsieur Hulot, c’est n’avoir rien compris aux bouleversements politiques en cours. Demain, en effet, sa majorité ne tiendra plus qu’à un fil ; et pour peu que les radicaux de gauche « fusionnent » avec ceux de droite    le processus est lancé – et que des élus « LR » macronphiles se mettent en marche, la création d’un groupe « majorité présidentielle » est objectivement inscrite dans le nouveau rapport des forces politique au sein du conseil régional. Philippe Saurel, le président de la métropole de Montpellier, en pleine euphorie politique, est, lui aussi, à la manoeuvre et à sa façon pour y contribuer ! Outre qu’il fait campagne dans l’ancienne circo de madame Delga pour faire tomber son ex-suppléant, il présente à son « actif » le dégagement du président du groupe socialiste de la Région, député de l’Hérault sortant, C.Assaf, notamment. Tous les jeux d’alliances politiques, en Occitanie, comme ailleurs, seront donc revus juste après le deuxième tour de dimanche, les congrès des partis battus… et ceux en voie de constitution – LERM et FI… L’année 2018 promet donc d’être très riche en bouleversements politiques de grande amplitude !

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Commentaires (1)

  • Eric

    |

    Bonne analyse, en bon connaisseur de sa région, comment ne pas voir les effets de la bombe racine MACRON.
    Vous savez les socialistes n’ ont jamais rien compris et Madame Delga cet avatar hollandiste aperçoit la charrette du dégagisme s’ approcher.
    Pas une grande perte.

    Reply

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