Contre-Regards

par Michel SANTO

Il manquait du « beau monde » au rassemblement de Manuel Valls dans l’Aude !

valls-narbonne


Manuel Valls, hier, était en campagne, celle des primaires de la « petite gauche », dans le département de l’Aude. Je l’ai aperçu, en me hissant sur la pointe des pieds, au milieu d’un petit attroupement d’élus et de militants du PS formé devant la terrasse le « Macar », sur les Barques de Cité. La première pensée qui vint  à mon esprit le fut pour m’étonner – je sais, c’est trivial et vraiment hors de propos, mais je me dois d’être sincère – la petite taille de notre ex-Premier ministre ; Catherine Bossis à ses côtés paraissait bien grande !

Curieusement, me disais-je aussi, tous les responsables audois présents, de sexe masculin,  – ou presque ! –  le sont aussi. La députée de Narbonne, M.H. Fabre, était du nombre, obligée ! Mais, à sa « mine »,  disons « mal à l’aise ».  Et pour cause, on se souvient peut-être qu’elle s’était opposée à la loi El Khomri, contraignant ainsi son hôte à recourir au 49.3 ! Je me souviens aussi d’un temps où tous les parlementaires du Département se seraient déplacés pour l’accueillir en terres narbonnaises et l’accompagner dans son périple audois. Le correspondant de la Dépêche note d’ailleurs que : « Si l’Aude compte trois députés et deux sénateurs, aucun n’avait fait le déplacement jusqu’à la salle Georges-Brassens de Villemoustaussou. » Dans ce petit village du Carcassonnais, en effet, à l’occasion de cette réunion publique, le rassemblement dont il s’est fait l’apôtre a eu beaucoup de mal à s’incarner au sein d’un PS très divisé, pour ne pas dire en crise, comme je le signalais récemment dans un de mes billets (ici).  Faut dire que cette fédération n’a jamais été rocardienne. Son ancien premier secrétaire, et présentement député européen, Éric Andrieu, vient d’ailleurs de se déclarer en faveur de Vincent Peillon. Lui, comme d’autres – je pense notamment à Jacques Bascou – ne roulaient-ils pas alors pour le NPS de Montebourg-Peillon-Hamon ? Dans ce contexte, si l’électorat de gauche ne se déplace pas en masse pour cette primaire – qui prend des allures de congrès du seul PS – je crains que le « Girondin » Manuel Valls ne se retrouve dans une position délicate à la sortie des urnes. Le « Marais » de Peillon et la « Montagne » de Montebourg et Hamon semblent en effet majoritaires chez les militants de ce département…


 

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