Contre-Regards

par Michel SANTO

La Région Midi-Pyrénées et le gouvernement catalan pour une nouvelle famille de trains transfrontaliers.

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Voilà une information publiée dans « La Clau » qui ringardise  les discours et postures des « politiques » du Languedoc-Roussillon; et qui démontre le « sérieux » de leurs homologues de Barcelone et Toulouse. Sans commentaire!

Alors que la question du TGV est accaparée dans les Pyrénées-Orientales par une éventuelle gare supplémentaire à celle de Perpignan, une idée arrive du Sud. Le 8 avril, le gouvernement catalan et la Région Midi-Pyrénées se sont accordés sur une idée de dynamisation. Le ministre-conseiller catalan du Territoire et du Développement durable, Santi Vila, en réunion avec Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées, a suggéré un service de trains régionaux empruntant la Ligne à Grande Vitesse (LGV). Cette alternative aux TGV classiques « adaptée aux besoins réels » devrait comporter des « prix compétitifs » pour connaître le succès, selon M. Vila. Les horaires actuels entre Perpignan et Barcelone, peu pratiques, doivent être complétés de « liaisons efficaces et régulières ». Davantage de trains, moins chers, relieraient mieux les villes de Barcelone, Girona, Tarragona, Lleida, Perpignan, Narbonne, Carcassonne, Montpellier et Toulouse.

Un acte fort de l’amitié Toulouse-Barcelone ?

Pour mettre en place ces convois inter-cités, un business plan sera développé dans les prochains mois, selon une décision prise par MM. Malvy et Vila. L’enjeu est de « joindre nos efforts » pour « coordonner le transport public dans le domaine régional transfrontalier », selon Santi Vila. L’expérience positive menée entre Girona et Barcelone, où circulent des trains de type « Avant », moins rapides que les AVE espagnols, est cité en exemple par le gouvernement catalan, qui espère voir naître cette formule dès 2016. Au constat de la grande réussite des TGV transfrontaliers reliant la France à la Belgique et à l’Allemagne, tout porte à croire en la pertinence du projet. Parmi les paramètres majeurs figure le changement administratif attendu au 1er janvier 2016, lorsque Toulouse assumera le pouvoir de décision sur les grands chantiers de la future grande région regroupant le Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées. La solide amitié entre Toulouse et Barcelone devrait intervenir en supplément d’un intérêt économique à mesurer. Au passage, le fort déficit du consortium franco-espagnol TP Ferro, gestionnaire de la portion Perpignan-Figueres de la LGV, pourrait trouver une amorce de solution.

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Commentaires (1)

  • Elle

    |

    Commentaire quand même : Oui, certains comprennent ce que pourrait être l’idée initiale de notre mythique Europe. Mais on a de la chance quand même, si Toulouse est la capitale de cette grande région en cours, peut être que cela pourra aider nos politiciens locaux à penser un peu, parce qu’une ligne rapide entre Montpellier (dont la nouvelle gare serait construite sur terrains fortement inondables) et Perpignan, on ne voit pas trop l’intérêt. On échappe à la proposition d’ une ligne à grande vitesse entre Coursan et Narbonne !!!!

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