Contre-Regards

par Michel SANTO

Le bonheur, la France et les français…

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Nos amis québécois ont un sens de l’humour et un esprit d’inventivité linguistique qu’il n’est pas utile ici de rappeler. Ecouter Félix Leclerc  suffit pour mesurer la distance qui nous sépare de ces francophones qui surent conserver notre langue commune tout en l’enrichissant de merveilleux idiomes afin d’éviter son envahissement par d’affreux anglicismes…

C’est à présent dans l’information statistique qu’ils nous donnent la leçon. Figurez-vous que depuis 2006, ils se sont mis en tête de mesurer…le bonheur ! Et pour ce faire ont mis au point un indice : l’ I.R.B. Le procédé est fort simple et part du principe tout aussi évident que  la meilleure mesure du bonheur, c’est de demander simplement à quelqu’un s’il est heureux . Les résultats pour la France, c’était avant la situation à tout point vue catastrophique subie aujourd’hui par les français, viennent d’être publiés ;  et la comparaison avec le Québec n’est pas à notre avantage.  On s’en serait douté ! En effet, alors que l’I.R.B moyen québécois se situe à 74,20 (sur 100), celui des français plafonne à 67,50. Un point commun cependant : les Québécois de plus de 55 ans sont ceux qui s’évaluent les plus heureux dans l’échelle démographique ; et une différence notable : les personnes faisant partie des strates d’âges plus jeunes (18-34 ans) ne sont pas celles, au Québec, qui s’évaluent les moins heureuses, mais plutôt celles appartenant à la génération (35-54 ans). Nos jeunes seraient donc plus malheureux, ce qui confirmerait leur désir empiriquement constaté d’aller voir ailleurs pour y vivre et…prospérer. Mais l’étude va plus loin et présente un palmarès France des régions les plus heureuses. Et là, surprise ! La première du trio de tête est la région Nord Pas de Calais suivie de Rhône Alpes et Provence Côte d’Azur ! La notre, le Languedoc Roussillon, n’occupant que la 17ème place sur les 22 régions métropolitaines. Un résultat « surprenant » pour qui y vit confortablement, mais un résultat qui infirme l’idée si souvent et poétiquement avancée que le bonheur se vit au bord de la méditerranée. Les nordistes, de soleil, pourtant sevrés, viennent de le confirmer… Et nos élus feraient bien, ces chiffres, quand bien même les considèreraient-ils fantaisistes, de les prendre au sérieux et de les sérieusement méditer…`

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Commentaires (2)

  • pibouleau

    |

    La misère au soleil reste la misère

    (LR : plus fort taux de chômage, de RSA, de salaires bas, de contrats précaires…etc) élégament qualifié « d’héliotropisme »

    les economistes distingués nous expliquent que l’avenir est au sud à cause de l’art de vivre ! (entre autre) 

    Reply

  • Annabelle

    |

    Billet intéressant ! Et c’est vrai que les québéquois, pourtant bien plus proches et entourés que nous par la force ricaine, sont vraiment attachés au français, si bien qu’ils franchises
    davantage leurs titres que nous, qui préférons les garder en VO.

    Reply

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