Contre-Regards

par Michel SANTO

Le maître d’ouvrage de la salle multimodale de Narbonne face au risque juridique…

 

     

Nous ne connaîtrons donc pas le jugement (au fond) du Tribunal Administratif de Montpellier sur  la légalité du marché conception-réalisation de la salle multimodale avant 2019 (dans le courant du premier semestre, nous dit-on). Une décision d’autant plus surprenante que le même Tribunal avait rejeté sa suspension au motif qu’il délibérerait sur le fond avant le commencement des travaux tels qu’il étaient alors programmés.

J’ai rencontré « la petite fille nue » de la célèbre affiche du cinquantenaire de Port Leucate…

La petite fille qui suit du regard le cerf-volant rouge filant au gré du vent dans un beau ciel bleu s’appelle Carol. Carol Paredes ! Elle avait cinq ans quand le photographe a saisi cette belle image sur une plage de Djerba, en décembre. Et c’est encore avec beaucoup d’émotion qu’elle raconte cette extraordinaire et innocente aventure qui allait engager toute sa vie d’adulte. Un véritable conte de fée pour cette petite fille née dans une famille modeste de Toulouse et repérée lors d’un casting par une agence de communication chargée de la promotion de la jeune station touristique de Port Leucate.

Le monde serait-il peuplé de fantômes d’identités ?

Arnaud Gauthier-Fawas  est administrateur de l’Inter-LGBT (l’association qui depuis plus de dix ans est à l’initiative et organise la traditionnelle marche des fiertés). Depuis son passage sur le plateau de l’émission en ligne @rrêt sur images, il est devenu cette étrange créature dont l’apparence (à première vue) : blanc, barbe, voix grave, calvitie frontale (le reste des attributs d’un mâle de l’espèce homo-sapiens, étant resté caché sous son pantalon) nous oblige désormais à faire preuve d’une grande vigilance dans l’énoncé  de termes renvoyant au masculin – sous peine d’être interné dans le camp des homophobes d’intention. De fait, alors que Daniel Schneidermann, s’étonnait de l’absence d’invitées féminines pour parler de la Marche des Fiertés, Arnaud s’indignait froidement : « Je ne sais pas ce qui vous fait dire que je suis un homme ». En effet, pourquoi donc se fier à ce qui saute aux yeux de tous, à l’apparence. Nos sens ne nous trompent-ils pas – toujours (Platon !) Donc une femme sous l’apparence d’un homme était bien présente dans ce débat… Enfin, pas tout à fait, plus précisément un non-binaire ! Mais Schneidermann, qui ne voulait pas s’avouer vaincu, fit observer cependant, toujours à ce même Arnaud, l’absence évidente, ne serait-ce qu’apparente, d’une, pas deux, représentante d’une « minorité racisée ». Mais que nenni, qu’en savez-vous donc, je suis libanais lui fut-il in petto répondu… Libanais ! Libanais et donc noir, ou moins blanc ? C’est à ce moment du débat, je l’avoue, que j’ai perdu pied ; et me suis demandé si  je n’étais pas entré, désormais, dans un monde qui ne donne plus à voir et à penser que des fantômes d’identités…

Hubert Védrine : « Contrôler davantage les flux migratoires »…

© STR / POOL / AFP

 

Cette nuit, un accord  entre les 28 chefs d’État de l’Union Européenne sur les « migrations » a été trouvé. Pour l’éclairer et approfondir les questions soulevées lors de cette réunion du Conseil, l’analyse  d’Hubert Védrine, l’ancien ministre des affaires étrangères (1997-2002), publiée, hier, dans une tribune au « Monde », me semble la plus pertinente du moment. La voici :

Débat à la sulfateuse entre le député Perea (LREM) et le sénateur Courteau (Ps)…

     

   

Débat à la sulfateuse entre le député Alain Perea et le sénateur Roland Courteau. L’objet de ces nuages de soufre expédiés par voie de presse : l’amendement que le député LRMR a contribué à faire voter à l’Assemblée, sur l’obligation d’indiquer le pays d’origine sur l’étiquette faciale des bouteilles de vin.