Contre-Regards

par Michel SANTO

Tarifs SNCF : la croisade démago de Ségolène Royal…

imgres

Ségolène Royal s’emporte contre la SCNF et l’augmentation de ses tarifs , et fait preuve une nouvelle fois d’une démagogie sans borne. Après la catastrophique – financière et politique – liquidation d’ECOMOUV , son remplacement par une impossible taxe sur les seuls camions étrangers, vite abandonnée, la voilà qui, paraît-il, veut « une transparence des prix » , et instaurer:  « une consultation des usagers ». Et pourquoi pas, tant que l’on y est, donner à l’État ce pouvoir et faire financer l’endettement de cette entreprises et sa faible productivité par les contribuables. Madame Royal sait bien, pourtant, que si la SNCF n’augmente pas ses tarifs, à structure et périmètre constant, c’est le creusement de déficits abyssaux et de dettes extravagantes assurés. Comme elle sait encore qu’il faudrait laisser la direction de la SNCF faire son boulot pour améliorer sa productivité et, à terme, baisser ses prix. Mais expliquer cela aux maires qui veulent le maintien de lignes et de gares structurellement déficitaires et s’opposent à ce qu’elles soient remplacées par des lignes d’autobus, comme à ceux qui exigent des gares TGV tous les 40 kilomètres, ou à la GGT et Sud Rail que la masse salariale de leur établissement, comparée à ceux d’autres États membres de l’Union Européenne, est incompatible avec la recherche ne serait ce que du seul équilibre financier de l’entreprise, et surtout plus risqué au plan politique et électoral. Au vrai, madame Royal ne peut pas le dire, mais sortir d’une situation aussi absurde passe nécessairement par l’ouverture de ce marché à la concurrence, comme veut le faire Macron dans d’autres micro-secteurs. Casser cette rente monopolistique et ses appuis étatiques et politiques, suppose en effet que les transports intérieurs soient enfin ouverts à la concurrence. Tôt ou tard, cela se fera, nécessairement! Et le courage politique serait de clairement le dire, plutôt que de fuir, comme trop souvent, hélas!, dans la démagogie populiste…

Mots-clefs : , , , ,

Rétrolien depuis votre site.

Désormais, 3 façons de réagir !

Commentaires (2)

  • Jacques PERRY

    |

    Demeurant près de Domrémy, elle ne fut pour autant la Jeanne d’Arc,( et puis vous me fâcheriez en me disant qu’elle Vosgienne) – Nous ne la reconnaissons pas comme telle ( ce ne fut qu’un épisode de sa vie > père colonel de régiment à Epinal )- Bien que nous soyons cette fois dans le pays de l’imagerie « populaire » pélerin ( que chacun doit connaitre) Le recours à la figure médiatique de la  » madone  » pour représenter une femme politique en 2007 présente une spécificité inédite : le terme  » madone  » servant à désigner Ségolène Royal est resémantisé pour faire explicitement référence à la Vierge et fonctionne comme un  » mécanisme intégrateur  » permettant de représenter le leadership au féminin de manière non contradictoire, au sein de l’identité catholique. Cependant, la figure de la  » madone « , évoquée non sans ironie par les éditorialistes, se révèle versatile et entraîne l’émergence d’une nouvelle figure stéréotypée : celle de la  » mystique exaltée  » – mais ce recours plus traditionnel aux stéréotypes de genre est relégué dans les propos rapportés. Cette figure de la  » madone  » permet d’élargir la représentation des femmes politiques, sans leur donner une complète crédibilité pour autant. Pour conclure elle a critiqué son père mais elle est la fille à celui-ci sûrement – Distante et capricieuse , dites lui oui elle vous dira non ! Vous dites « démago » oui ! en effet elle l’est aussi en fonction des circonstances en sachant flatter les passions populaires- elle vient de le démontrer avec des reculades de diverses natures qui vont obérer nos budgets
    .

    Reply

  • michel

    |

    En deux mots , Jacques, elle est socialiste , tout simplement , comme son ex hollande .

    Reply

Laisser un commentaire

Articles récents

Pantalonnades narbonnaises, suite...

Pantalonnades narbonnaises, suite...

    Monsieur Éric Parra, l’adjoint en charge du commerce, notamment, de ma charmante petite ville est très, très en colère. L’un de ses administrés, restaurateur de son état, serait [Lire la suite]
À l'Élysée plus grand monde ne parle à la presse, dit-on !

À l'Élysée plus grand monde ne parle à la presse, dit-on !

Dans son billet politique, Frédéric Says, sur France Culture, ce matin, se plaignait du tarissement des sources d’information auprès desquelles ses confrères journalistes s’alimentaient sous la [Lire la suite]
Didier Mouly sait-il encore où il campe et sur quel pied danser !

Didier Mouly sait-il encore où il campe et sur quel pied danser !

    Lors du dernier conseil municipal, Didier Mouly a fait un surprenant discours introductif de politique générale. Il y a notamment déclaré que l’actualité tant nationale que l[Lire la suite]