𝐌𝐚𝐫𝐜𝐡𝐞𝐫 𝐝𝐨𝐮𝐛𝐥𝐞.

Il marche d’un pas sûr. On le croit d’un seul tenant.

Il marche double.

Dehors, un homme ajusté. Mesuré. Socialisé. Il a appris le prix des mots, le poids des silences. Il tient sa ligne.

Dedans, un noyau instable. Un jeune être jamais dissipé. Enthousiaste et ombrageux. Avide d’approbation, ivre d’indépendance. Capable d’adorer et de haïr dans le même souffle. Confiant jusqu’à l’arrogance, puis soudain persuadé de n’être rien.

Ils partagent les mêmes muscles, les mêmes nerfs. L’expérience n’a pas dissous les impulsions ; elle les a contenues.

L’homme adulte est un compromis instable entre la maîtrise acquise et la possibilité intacte. Si la maîtrise gagne tout, il devient correct et vide. Si la possibilité déborde, il se perd.

Il tient debout dans cet écart.

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