Contre-Regards

par Michel SANTO

Il s’agit de se mouvoir dignement dans un monde incertain !

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Sylvain Tesson est écrivain et voyageur. De l’Himalaya aux steppes d’Asie centrale, de la Sibérie aux grands espaces mongols, il a parcouru le monde. Cet été, il nous embarque sur France Inter, le samedi matin,  avec Homère pour une navigation héroïque et magique dans deux poèmes ineffables : “l’Iliade” et “l’Odyssée”, la guerre de Troie et le retour d’Ulysse à Ithaque… C’est mon conseil de voyage immobile estival ! Vous serez assuré, à chaque escale radiophonique, d’y trouver de quoi remplir votre journée, que dis-je , votre semaine, de trésors de lecture offerts avec toute l’empathie naturelle que dégage cet auteur solitaire et secret. Je profite de cette occasion pour “poser” ici aussi trois réflexions du même Sylvain Tesson. Elles n’ont aucun rapport avec sa lecture d’Homère. Encore que !

 
Nous vivons sur des pentes qui se désagrègent, il s’agit de se mouvoir dignement dans un monde incertain.

Je me sens beaucoup plus proche d’un pêcheur du lac Baïkal – avec le rapport qu’il entretient à la nature, au temps, à une forme de rudesse – que d’un Français imbu de lui-même et citoyen du présent, indifférent à tout ce qui concerne son passé et préoccupé par tout ce qui à trait à son avenir… L’Histoire n’est pas un petit séquençage dans lequel on ferait un droit d’inventaire.

L’uniformisation ne me fait vraiment de mal que dans un champ, celui qui est le plus atteint : le langage. La langue est une merveille. Peut-être ce que les hommes ont fait de mieux. Inventer des langages dans toutes les couches sociales, dans toutes les interstices d’une société, dans tous les métiers, dans toutes les confréries, dans toutes les bandes, dans tous les clans… La modernisation, avant même de transformer les paysages, les villes, les tenues vestimentaires et bientôt les visages, c’est d’abord à la langue qu’elle s’en prend. Car c’est la langue qui est la plus fragile.

     

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