Le journalisme est désormais devenu militant…

 
 
   
Le journaliste contemporain, comme l’historien ou le sociologue, notamment et surtout, considère que le cœur de sa mission est de traquer et dénoncer les initiatives et décisions d’un « pouvoir d’État » forcément pervers – car au service de « superriches » et d’une « élite mondialisée » – et de ce fait totalement incompétent, parce que illégitime, à prendre en charge et considération l’intérêt général – et celui des plus pauvres de ses administrés, en particulier. Bref ! le journalisme, à de rares et précieuses exceptions près, est devenu militant et ne se distingue guère des « activistes » professionnels qui le pratiquent quotidiennement dans la rue ou sur les réseaux sociaux. Un phénomène endémique qui s’est emballé ces dernières années ; et un « déclassement » professionnel que les représentants officiels de la profession valident eux-mêmes par l’attribution de titres et adoubements « intellectuels » publics à tout militant exigeant de leur part reconnaissance et considération ; de sorte que l’on peut annoncer sans crainte de se tromper la mort prochaine de ce qui fut longtemps considéré comme une prestigieuse vocation.

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Commentaires (6)

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    Alain

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    Abonné à Cafeyn, il apparait très rapidement que les journalistes d’aujourd’hui se contentent de copier/coller, seul un vrai travail de fond pourrait peut être leur permettre de survivre face à ces pros de la Gopro sous peine de disparition

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    Jacques Molénat

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    Michel, je ne suis pas d’accord. Je lis Midi Libre, Le Figaro, Le Monde. Je regarde TF1, France2, les chaînes d’info. Je ne lis, ni ne vois des journalistes militants en guerre avec le pouvoir d’Etat. Je vois plutôt des à peu près, des inexactitudes, des insuffisances, un manque de professionnalisme. Et surtout un déclin de l’enquête lié à l’affaiblissement des moyens financiers de la plupart des médias. Entre les deux guerres, à la Libération, la presse était beaucoup plus engagée et militante qu’aujourd’hui !

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      Michel Santo

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      À l’époque les choses étaient plus simples, il y avait de grands journaux clairement engagés et liés ouvertement à des partis politiques. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les convictions et engagements politiques traversent désormais toutes les rédactions. L’image que j’ai prise dans ce billet d’humeur est bien entendue exagérée. Mais quand tu vois et lis pratiquement partout de purs mensonges, comme ces jours derniers sur le désormais fameux article 24, et la survalorisation constante et permanente de postures critiques outrancières qui reprennent sur un monde plus soft les raccourcis que j’utilisent à dessein dans ce billet, le sentiment général qui en ressort de tout ça, est bien celui que je pointe ici. Les syndicats et organismes de la profession ont d’une certaine manière reconnu le déclassement professionnel en considérant que le premier venu armé d’une caméra pouvait recevoir une carte de presse. Ce que tu notes sur les insuffisances financières et professionnelles, et la faiblesse des moyens est vrai Elle accélère me semble-t-il ce processus de perte de crédibilité d’une certaine presse. Je fus très longtemps un lecteur assidu notamment du Monde. Je ne peux plus le lire ; je papillonne désormais. Curieusement, c’est dans La Croix que je trouve le plus souvent des articles, d’abord bien écrits et ensuite disons distanciés… Bien à toi Jacques !

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    KRISDEN

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    Depuis longtemps déjà beaucoup de journalistes sont à la solde « politique » de l’employeur. Voulant vivre de leur métier, ils s’en sentent sûrement obliger.
    Pourquoi pas, mais alors qu’ils annoncent clairement la couleur qu’ils défendent et nul ne leur en tiendra rigueur ; il suffira pour le lecteur averti de lire (ou pas) les articles en connaissance de cause.
    Ce phénomène de « l’anonymat politique » ou du « paraître au-dessus de la mêlée », nous le rencontrons essentiellement dans la presse dite locale et cela tue le plaisir d’acheter SON journal.

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    Aimé COUQUET

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    Michel lisez « L’Humanité » cela vous fera du bien !

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    Alain

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    Brut Officiel, une nouvelle forme de journalisme et de communication pour un président

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