๐‹โ€™๐€๐ฎ๐๐ž ๐›๐š๐ฌ๐œ๐ฎ๐ฅ๐ž.

๐‚๐ž ๐ช๐ฎ๐ข ๐ฌ๐ž ๐ฃ๐จ๐ฎ๐ž ๐งโ€™๐ž๐ฌ๐ญ ๐ฉ๐š๐ฌ ๐ฎ๐ง๐ž ๐๐žฬ๐Ÿ๐š๐ข๐ญ๐ž ๐žฬ๐ฅ๐ž๐œ๐ญ๐จ๐ซ๐š๐ฅ๐ž, ๐ฆ๐š๐ข๐ฌ ๐ฅ๐š ๐Ÿ๐ข๐ง ๐โ€™๐ฎ๐ง๐ž ๐ก๐žฬ๐ ๐žฬ๐ฆ๐จ๐ง๐ข๐ž.

Dans lโ€™Aude, ces municipales confirment une รฉvolution de fond :

le Parti socialiste recule, la gauche se fragmente. Elle ne structure plus le paysage politique comme elle lโ€™a fait pendant des dรฉcennies.

Certes, il reste des รฉlus, des rรฉseaux. Mais lโ€™essentiel est ailleurs : la capacitรฉ du PS ร  organiser durablement un territoire, sโ€™est รฉrodรฉe.

Et ce moment nโ€™est pas inรฉdit.

Sous la Troisiรจme Rรฉpublique, le Parti radical dominait ce dรฉpartement. Puis la SFIO sโ€™est imposรฉe et le Ps ensuite jusquโ€™en 2017.

Le parallรจle sโ€™arrรชte lร . Car aucune force ร  gauche nโ€™est en mesure de prendre le relais.

Rรฉsultat : Une partie de lโ€™รฉlectorat sโ€™abstient, une autre se tourne vers le centre ou la droite, une autre bascule vers le Rassemblement national.

Ce qui se dรฉfait, en rรฉalitรฉ, cโ€™est un รฉcosystรจme politique : celui du socialisme municipal, dโ€™un vote presque ยซ naturel ยป ร  gauche.

Et dans ce vide, la recomposition ne se fait pas ร  gauche. Cโ€™est moins un passage de relais quโ€™une dรฉsaffiliation.

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