Contre-Regards

par Michel SANTO

Scène de la vie ordinaire aux Halles de Narbonne au temps de la Covid…

 
 
 
 
 
 
 
Il y avait peu de monde dans les Halles, ce matin. Très peu ! Des dames surtout. Agées. Les plus jeunes étaient derrière leurs étals. Elles s’ennuyaient. Le temps était lourd. Il passait mal. L’ambiance était noire. Le silence gris. On aurait pu entendre le murmure des terminaux de paiement mobiles. J’ai acheté mon pain chez Anna. On ne voit que ses grands yeux bleus.

Banales journées de septembre…

 


 

Samedi matin, café place de l’hôtel de ville et, surprise, le coup de fil de Charlène qui m’annonce sa présence en ville. Elle me rejoint avec son ami. Heureux et heureuse ! On s’embrasse… L’ après midi, je la retrouve à la terrasse du Bistrot, à la fin de son repas. Recafé ! Baisers, mots gentils, photos… Elle habite Toulon, c’est loin et elle nous manque. Plus tard, dans ma cabane au bord de l’eau, petit nettoyage vert ; puis plage : lecture, rêveries, bains… lecture, rêveries, bains…

Au marché aux fleurs une dame vapotait…

Palais des Archevêques. Passage de l’Ancre. Narbonne.

Le jeudi matin, une petite partie de la place de l’Hôtel de ville est réservée au seul « marché aux fleurs » ; l’alimentaire et celui de plein vent sont un peu plus loin : sur les deux « rives » de la Robine. Si le ciel est tristement nuageux, l’air est toutefois agréable : ni chaud, ni froid. Une ambiance de septembre : un peu romantique.

Il est petit, vieux et malade. Je l’ai vu traverser la plage à l’heure où elle se vide…

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Pêcheurs, plage des Ayguades (Gruissan)

Il est petit, vieux et malade. Je l’ai vu traverser la plage à l’heure où elle se vide et venir s’installer, sa petite canne à pêche dans une main, un sac en plastique blanc dans l’autre, entre deux groupes de jeunes hommes armés de longues « perches » en fibres de carbone et dotés d’un matériel de la plus grande et récente sophistication.

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