𝐋𝐞 𝐩𝐞𝐭𝐢𝐭 𝐜𝐡𝐢𝐞𝐧.
Dans ce moment de l’éveil où défilent des images floues.
Dans ce moment de l’éveil où défilent des images floues.

À peine installés, ils sortent leur smartphone.

Fin d’après-midi.

Le soleil descend vers les toits de la rue du Pont-des-Marchands.

Les cheveux noirs plaqués sur la moitié du crâne. Un bermuda sombre. Une chemisette rayée. L'apparence d'un retraité sans histoire.

— Qu'est-ce que tu manges, maintenant, tout seul ?

Deux heures avant le soir.

Un jour d’hiver, dans le Monoprix de la place de l’Hôtel de Ville. Devant la caisse, une hésitation. Les mains fouillent le sac. Le porte-monnaie absent.

Entre deux colonnes d’une lumière pâle, S’ouvre cet étroit passage sans fond. De l’ombre surgissent deux figures, Et, devant elles, marche un chien.

Je n’ai pas photographié ce qui m’avait arrêté.

Marcher la nuit.

Hier soir, dans la splendide cour du Palais des Archevêques de Narbonne, vernissage de « Rêves de Japon ». Beaucoup de monde. Les habitués de ces rendez-vous. Des bises, des sourires, quelques petits fours.