« Place Colette » est sorti en 2015. Comment ce livre de Nathalie Rheims serait-il aujourd’hui reçu ?…

 

     

Deux, trois jours peut-être avant la sortie du livre de Camille Kouchner : « Familia grande », et que n’éclate « l’affaire Olivier Duhamel » dont l’autrice dénonce, notamment, les agressions sexuelles que ce dernier aurait fait subir à son jeune frère, je tombais, tout à fait par hasard, dans une boîte à livres de ma petite ville où j’ai l’habitude d’y déposer régulièrement certains des miens (livres), sur un « roman » de Nathalie Rheims : « Place Colette. »

« Si Hector Malissart muait l’humanité en féminité, sa fille Clématite la vouait au brun, au noir au sépia… »

 

Dans « La Chine m’inquiète » Jean-Louis Curtis (1917-1995) tient la main d’auteurs aussi divers que Proust, Céline, Valéry, Giraudoux, Chardonne, Breton, Bernanos, Beauvoir ou même le Général de Gaulle. ll s’est plu à imaginer ce qu’ils auraient pu écrire des événements de Mai 68. Une manière pour lui de se couler dans un style, pour le torpiller ou l’exalter drôlement. On jubile à la lecture de ces « pastiches révolutionnaires » ; et J’ai particulièrement goûté son Giraudoux, qui colle encore à notre actualité – quel brio !

Extrait :

À ces agapes, manquait la ferveur des premiers chrétiens… (Fiction 6)

 

         

Fiction 6.

Julien finissait de mettre à couvert son véhicule quand il reçut un SMS de Cameron l’informant des initiatives prises par Marie. Elle était donc à Nîmes ! 6 ans déjà qu’avec elle, Jo et Boris tous quatre formaient une équipe agile et solide capable de résoudre toutes sortes « d’affaires » sensibles.

La préfète a percuté, elle. Je la vois demain. En tête à tête. Un approfondissement de mon propos lui serait agréable… (Fiction 4)

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Fiction 4.

 

 
Imperturbable, Joseph s’était levé sans chercher à comprendre d’où provenait ce vacarme. Il connaissait son auteur ! Dans le mouvement, il fit deux pas , sans émotions particulières, et rangea son petit récipient en verre sur le rebord de la fenêtre. En se retournant, il vit Boris, figé dans l’entrée. Ses cheveux blonds, drus et bouclés, « en bataille », frôlaient le linteau du chambranle en bois mouluré.

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