𝐋𝐞 𝐣𝐨𝐮𝐫 𝐛𝐥𝐚𝐧𝐜.

Sur le pavé des Cours, la lumière frappe fort. Trop fort. Les corps plient.

Sur le pavé des Cours, la lumière frappe fort. Trop fort. Les corps plient.

Il suffit de regarder autour de soi.

De ma cabane en bord de mer jusqu’au centre-ville, les voitures s’alignaient le long des étangs.

À peine installés, ils sortent leur smartphone.

Le matin, avant le premier café, je m’arrête souvent devant la bibliothèque.

Devant moi, une jeune mère tenait une petite fille par la main gauche et un petit garçon par la droite. Le sol luisait encore sous un soleil revenu.

C’était il y a trois jours.Une photographie.Deux jeunes femmes. Deux sœurs jumelles. Jeunes. Belles.
C’est peut-être cela qui demeure, lorsque tout brûle : la dignité et le courage ordinaires

La France brûle.
Aussitôt, le rituel commence. Plateaux de télévision. Réseaux sociaux. Responsables politiques. Chacun cherche le coupable. Le gouvernement, évidemment. Comme si les flammes s’arrêtaient aux frontières.

C’était hier. Ils ont fait taire les artistes. Au nom du Bien. D’autres, aujourd'hui, chassent les mêmes. Toujours au nom du Bien.

À entendre les commentaires qui accompagnent chaque catastrophe, chaque guerre, chaque crime, on croirait nos contemporains stupéfaits par la nature du monde.

De la nuit, le corps grince. La cafetière siffle. Dans le cadre, rien ne bouge. Le silence gronde. Les volets claquent. Le grand arbre brille. Un chien s’ébroue. Puis la chaleur retombe. « Night Lights » et Gerry Mulligan ouvrent…