Voyager aussi dans une salle de lecture de la Médiathèque du Grand Narbonne !…

 

Revenant du jardin de la Révolution où j’avais déposé quelques livres dans la « boîte » réservée à cet effet, et passant devant la médiathèque, l’envie m’a pris d’aller feuilleter quelques journaux dans la salle réservée aux lecteurs de gazettes, hebdomadaires et revues de toutes sortes. J’y ai cédé sans doute aussi parce que je venais d’affronter un vent fort et glacial et que ladite salle, de très belles dimensions, est pourvue de sièges très confortables et que la lumière y abonde par de larges panneaux vitrés.

Ce soir la France était belle…

 


« Elle portait une certaine idée de l’homme et militait pour la liberté de chacun. Sa cause était l’universalisme, l’unité du genre humain, l’égalité de tous avant l’identité de chacun, l’hospitalité pour toutes les différences réunies par une même volonté, une même dignité, l’émancipation contre l’assignation (…). Que nul aujourd’hui ne fasse mentir ou ne détourne son combat universel. Ce n’était pas un combat pour s’affirmer comme Noire avant de se définir comme Américaine, ou Française. Ce n’était pas un combat pour dire l’irréductibilité de la cause noire. Non, mais bien pour être citoyenne libre, digne, complètement, résolument. »
Voilà, tout est dit ! Et tout fut beau, juste et digne.
Oui, ce soir, la France était belle.

Elle m’a dit : « tu aurais dû regarder cette émission de télé, hier soir. » Laquelle ? « celle d’Élise Lucet ! »

 
 
 
Elle m’a dit : « tu aurais dû regarder cette émission de télé, hier soir. » Laquelle ? « celle d’Élise Lucet ! » Et pourquoi donc ? « Six femmes, dignes, ont raconté les « violences » de Nicolas Hulot, à leur encontre ». Ton avis ? « Six, ça ne peut pas être un complot ou des mensonges. »

Ah ! ces « penseurs politiques » qui pensent avec leurs tripes un monde déjà mort…

     

Ah ! ces « penseurs politiques » qui pensent avec leurs tripes un monde déjà mort ; et ces « philosophes » atrabilaires qui bêlent leur néant dans des cornets de carnaval ; et ces « prophètes » fessebouquiens qui, à force de prévoir le pire, ne voient plus rien ; et ces « grandes voix » sur les écrans dont les visages crient ce qu’ils sont en croyant le cacher ; et ces « petits marquis » léopardiens qui surfent sur les vagues du rien ; et ces mages raoultiens qui tuent des vies en gémissant : « Libertad ! » ; et cette envie de cuirasser les mots pour vaincre la bêtise ; et cette petite fille qui sous la pluie m’a adressé ce matin un sourire de fée ; et puisqu’écrire ne sépare de rien ni de personne en dire ici sa simple et indicible promesse…

France-All Blacks (40-25) : Que c’est beau l’audace en bleu !

 

Que c’est beau le rugby joué avec cette foi ; que c’est beau un stade en joie ; que c’est beau l’audace en bleu ; que c’est beau un visage en pleurs ; que c’est beau des joueurs en gloire ; que c’est beau un « quinze » en « un » ; que c’est beau tant de courage, tant de talents ; que c’est beau de briser la fatalité ; de donner forme au destin… Que c’est beau de vivre ces extraordinaires instants.

 

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