Contre-Regards

par Michel SANTO

𝐐𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐂𝐚𝐧𝐧𝐞𝐬 𝐬𝐞 𝐭𝐚𝐢𝐭.

Le festival est terminé. Les palmes distribuées. Les leçons de morale éteintes avec les projecteurs.

𝐏𝐞𝐧𝐭𝐞𝐜𝐨̂𝐭𝐞 𝐚𝐮 𝐜𝐫𝐞́𝐩𝐮𝐬𝐜𝐮𝐥𝐞.

Je marchais dans l’air du soir, doux et frais.
Le ciel, hier, à la limite du jour. Une lumière qui ne demande rien. Elle est là, simplement.

𝐒𝐢 𝐣’𝐨𝐬𝐚𝐢𝐬.

Ils s’assoient.
Leurs mains se rejoignent. Les doigts parcourent la peau des bras, effleurent un visage. Ils rient.

𝐋𝐚 𝐩𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐛𝐥𝐞𝐮𝐞.

17 h 30.
Le banc des Barques. Le vent remonte du canal.

𝐋𝐞 𝐛𝐚𝐧𝐜 𝐚𝐮 𝐛𝐨𝐫𝐝 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐨𝐛𝐢𝐧𝐞.

L’homme occupe le premier banc, au départ du chemin de halage.

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