𝐔𝐧𝐞 𝐩𝐨𝐫𝐭𝐞 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐭𝐞.

Le matin, avant le premier café, je m’arrête souvent devant la bibliothèque.
Littérature · Regards
Ce que l’on voit quand on s’arrête. Chroniques brèves et photographies, par Michel Santo.

Le matin, avant le premier café, je m’arrête souvent devant la bibliothèque.
Au Monoprix de la place de l’Hôtel de Ville.

Devant moi, une jeune mère tenait une petite fille par la main gauche et un petit garçon par la droite. Le sol luisait encore sous un soleil revenu.

À la table voisine, sur une terrasse de Gruissan, quatre hommes…

C’était il y a trois jours.Une photographie.Deux jeunes femmes. Deux sœurs jumelles. Jeunes. Belles.
C’est peut-être cela qui demeure, lorsque tout brûle : la dignité et le courage ordinaires

Les cheveux noirs plaqués sur la moitié du crâne. Un bermuda sombre. Une chemisette rayée. L'apparence d'un retraité sans histoire.

La France brûle.
Aussitôt, le rituel commence. Plateaux de télévision. Réseaux sociaux. Responsables politiques. Chacun cherche le coupable. Le gouvernement, évidemment. Comme si les flammes s’arrêtaient aux frontières.

— Qu'est-ce que tu manges, maintenant, tout seul ?

Deux heures avant le soir.

C’était hier. Ils ont fait taire les artistes. Au nom du Bien. D’autres, aujourd'hui, chassent les mêmes. Toujours au nom du Bien.

D’abord un souffle Doux Puis la vague Lourde
La lettre
Chaque nouvelle chronique, dans votre boîte. Rien d’autre.