𝐓𝐫𝐨𝐮𝐞́𝐞.

Un étang plat, gris comme du métal. Deux collines basses, sombres, qui descendent l’une vers l’autre sans se toucher. Au-dessus, un ciel fermé, étage sur étage.
Littérature · Regards
Ce que l’on voit quand on s’arrête. Chroniques brèves et photographies, par Michel Santo.

Un étang plat, gris comme du métal. Deux collines basses, sombres, qui descendent l’une vers l’autre sans se toucher. Au-dessus, un ciel fermé, étage sur étage.

Je commence un Modiano.Dès les premières pages, une idée.Les chansons. Les lieux.Ils savent retrouver le chemin.

Ce matin, à Narbonne. Grand soleil.Une cérémonie. Dans l’alignement, les profils du 4e Régiment étranger.

Serge Griggio peint dans un ancien cinéma de village, à Moux. À ma première visite, chaque toile citait Pirotte. Cela a suffi. Il y a trois semaines, il m’a appelé.Quinze de mes photos, dans le hall d’une entreprise. « Tu…

J’ai descendu la rue Droite et me suis arrêté devant la vitrine de Libellis.La seule librairie du centre-ville.Le dernier Modiano était bien présenté.Je l’ai acheté.

Une image. Un portail en feu, une barricade de poubelles, un lycéen cagoulé filmé de près. Elle tourne en boucle sur les réseaux, puis arrive sur les plateaux.

7 octobre. 15 h 50. Le clocher est encore dans la lumière. Le ciel, déjà ailleurs. Deux minutes plus tard,la ville est dans le noir. La pluie tombe.Le tonnerre aussi.
Au milieu des tensions internationales, l’Union européenne défie les normes avec une réflexion originale sur l’andouille de Guémené.

Lundi matin.400 à 500 lycées fermés. Totalement. Ou « partiellement ». L’art français de fermer sans fermer. Un sur huit, dit le ministère. Ne chicanons pas.

Le tumulte estival s'est effacé.

Ce qui se transmet ne s’enseigne pas.

Je n’étais pas là.Charlène était venue de Solliès-Pontpour le week-end.
La lettre
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