𝐓𝐞𝐫𝐫𝐚𝐬𝐬𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐚𝐟𝐞́.

Deux heures avant le soir.
Littérature · Regards
Ce que l’on voit quand on s’arrête. Chroniques brèves et photographies, par Michel Santo.

Deux heures avant le soir.

C’était hier. Ils ont fait taire les artistes. Au nom du Bien. D’autres, aujourd'hui, chassent les mêmes. Toujours au nom du Bien.

D’abord un souffle Doux Puis la vague Lourde

Un jour d’hiver, dans le Monoprix de la place de l’Hôtel de Ville. Devant la caisse, une hésitation. Les mains fouillent le sac. Le porte-monnaie absent.

À entendre les commentaires qui accompagnent chaque catastrophe, chaque guerre, chaque crime, on croirait nos contemporains stupéfaits par la nature du monde.

De la nuit, le corps grince. La cafetière siffle. Dans le cadre, rien ne bouge. Le silence gronde. Les volets claquent. Le grand arbre brille. Un chien s’ébroue. Puis la chaleur retombe. « Night Lights » et Gerry Mulligan ouvrent…

Entre deux colonnes d’une lumière pâle, S’ouvre cet étroit passage sans fond. De l’ombre surgissent deux figures, Et, devant elles, marche un chien.

Je n’ai pas photographié ce qui m’avait arrêté.

. Nuit avancée. Quai de Lorraine. Une maison éclairée. Dans l’eau noire son reflet.

Bergamín* : « On éloigne ce qu’on aimepour y croire. »

Courage Avec le temps Vivre Trois mois Chaque jour qui passe Le pire.

Marcher la nuit.
La lettre
Chaque nouvelle chronique, dans votre boîte. Rien d’autre.