𝐋𝐢𝐛𝐞𝐥𝐥𝐢𝐬

J’ai descendu la rue Droite et me suis arrêté devant la vitrine de Libellis.La seule librairie du centre-ville.Le dernier Modiano était bien présenté.Je l’ai acheté.
Littérature · Regards
Ce que l’on voit quand on s’arrête. Chroniques brèves et photographies, par Michel Santo.

J’ai descendu la rue Droite et me suis arrêté devant la vitrine de Libellis.La seule librairie du centre-ville.Le dernier Modiano était bien présenté.Je l’ai acheté.

Une image. Un portail en feu, une barricade de poubelles, un lycéen cagoulé filmé de près. Elle tourne en boucle sur les réseaux, puis arrive sur les plateaux.

7 octobre. 15 h 50. Le clocher est encore dans la lumière. Le ciel, déjà ailleurs. Deux minutes plus tard,la ville est dans le noir. La pluie tombe.Le tonnerre aussi.
Au milieu des tensions internationales, l’Union européenne défie les normes avec une réflexion originale sur l’andouille de Guémené.

Lundi matin.400 à 500 lycées fermés. Totalement. Ou « partiellement ». L’art français de fermer sans fermer. Un sur huit, dit le ministère. Ne chicanons pas.

Le tumulte estival s'est effacé.

Ce qui se transmet ne s’enseigne pas.

Je n’étais pas là.Charlène était venue de Solliès-Pontpour le week-end.

Le roman est partout.Prix.Éloges.Sélections.Les jurés ont voté.Les critiques ont admiré.

J’occupe sa place devant la fenêtre.Le lilas de Perse est toujours là. Je pense au saule d’argent d’Anna Akhmatova. Certains arbres gardent encorece que les maisons ont perdu.

Foucault avait envisagé une société sous surveillance, mais nous avons surpassé ses attentes en rendant la surveillance plus accessible et omniprésente.

Le temps ralentit, offrant une pause pour apprécier la beauté naturelle.
La lettre
Chaque nouvelle chronique, dans votre boîte. Rien d’autre.