𝐀̀ 𝐥𝐚 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐚𝐬𝐬𝐞.

M. ne comprend pas. Rester deux heures à la terrasse d’un bistrot lui paraît inconcevable. Quinze minutes lui suffisent.
Littérature · Regards
Ce que l’on voit quand on s’arrête. Chroniques brèves et photographies, par Michel Santo.

M. ne comprend pas. Rester deux heures à la terrasse d’un bistrot lui paraît inconcevable. Quinze minutes lui suffisent.

C’est l’annulation de l’un de ses concerts à Marseille, sous la pression de militants pro-palestiniens, qui m’a conduit à m’intéresser à son cas. Je cherchais les faits graves qui pouvaient justifier une telle campagne.
Je regarde la mer. Je vois les vagues. La lumière. Le ciel.

Sur le pavé des Cours, la lumière frappe fort. Trop fort. Les corps plient.

À 21h40. Le bleu profond de l’heure bleue s’estompe, et l’obscurité s’empare des toits.

— Que faites-vous là, seul ?

Il suffit de regarder autour de soi.

De ma cabane en bord de mer jusqu’au centre-ville, les voitures s’alignaient le long des étangs.
Dans ce moment de l’éveil où défilent des images floues.

À peine installés, ils sortent leur smartphone.

Fin d’après-midi.

Le soleil descend vers les toits de la rue du Pont-des-Marchands.
La lettre
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