Contre-Regards

par Michel SANTO

Valérie Pécresse aura-t-elle un effet placebo ?…

 

Si je devais suivre les éditorialistes professionnels des plateaux et leurs clones des réseaux sociaux, Emmanuel Macron serait déstabilisé par la victoire de Valérie Pécresse à la micro primaire des LR ; et sa stratégie gagnante fondée sur un duel de deuxième tour face à madame Le Pen, conséquemment carbonisée.

C’est l’heure du goûter, ils sont comme des enfants…

 
 
 
 
 
 
 
 
Dans l’entrée il attend
que je lui donne mon pass.
Il porte l’habit blanc
des soignants de la place
 
Son visage est de glace
et ses gestes sont las
pour me donner sa grâce
d’enfin franchir ce sas.
 
Dans le couloir, pas une âme
pas un bruit ; des néons
seuls font leurs gammes.
Une porte est au fond.
 
Verrouillées et codée
elle s’ouvre lourdement
après plusieurs essais,
sur une salle de patients.
 
Un homme et des femmes
âgés, assis, muets
souffrent en silence
sans désirs ni souhaits.
 
C’est l’heure du goûter.
Ils sont comme des enfants,
avides, animés.
Leurs yeux battent le vent.
 
Que c’est long d’être ainsi
sans soleil et sans ciel ;
d’être vivant sans envies
sans amours, sans éveils.
 
La soignante sourit ;
et nous nous comprenons.
Elle s’appelle Marie.
On dirait un papillon.
 
N’ayez donc pas de peine,
Allez donc ! me dit-elle
dans ses yeux de berbère.
Je suis-là et je veille…
 
 
 
 

Voyager aussi dans une salle de lecture de la Médiathèque du Grand Narbonne !…

 

Revenant du jardin de la Révolution où j’avais déposé quelques livres dans la « boîte » réservée à cet effet, et passant devant la médiathèque, l’envie m’a pris d’aller feuilleter quelques journaux dans la salle réservée aux lecteurs de gazettes, hebdomadaires et revues de toutes sortes. J’y ai cédé sans doute aussi parce que je venais d’affronter un vent fort et glacial et que ladite salle, de très belles dimensions, est pourvue de sièges très confortables et que la lumière y abonde par de larges panneaux vitrés.

Ce soir la France était belle…

 


« Elle portait une certaine idée de l’homme et militait pour la liberté de chacun. Sa cause était l’universalisme, l’unité du genre humain, l’égalité de tous avant l’identité de chacun, l’hospitalité pour toutes les différences réunies par une même volonté, une même dignité, l’émancipation contre l’assignation (…). Que nul aujourd’hui ne fasse mentir ou ne détourne son combat universel. Ce n’était pas un combat pour s’affirmer comme Noire avant de se définir comme Américaine, ou Française. Ce n’était pas un combat pour dire l’irréductibilité de la cause noire. Non, mais bien pour être citoyenne libre, digne, complètement, résolument. »
Voilà, tout est dit ! Et tout fut beau, juste et digne.
Oui, ce soir, la France était belle.

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