𝐋𝐞 𝐫𝐞𝐟𝐥𝐮𝐱.

Libération diagnostique un « soft power » en ruine. Le constat séduit. Il est incomplet.

Libération diagnostique un « soft power » en ruine. Le constat séduit. Il est incomplet.

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Le bitume est gris, l’écharpe est tricolore. Entre deux villages de l’Ariège, la route serpente, prévisible.

La scène se répète.
À Montpellier, Paris ou Avignon, des cadres écologistes quittent les rangs. Ils rejoignent La France insoumise. Ce n’est plus une anecdote, c’est une hémorragie. Une ligne de faille qui s’ouvre sous les pieds de la gauche.

Da Empoli poursuit son inventaire. Après le chaos et le mage, voici les prédateurs.
Il décrit la retraite du politique. Les dirigeants parlent. Les flux décident. Les nouveaux souverains tiennent les données et les émotions. Ils sont invisibles.

Au procès en appel de l’assassinat de Samuel Paty, un avocat a parlé. Il n’a pas défendu. Il a sali. Dans le prétoire, lieu de droit et de mesure, l’infâme a trouvé une voix. Des mots pour déplacer la faute. Des mots pour suggérer. Sous la robe, l’excuse morale du crime affleure.