Contre-Regards

par Michel SANTO

Image d’un soir d’été, plage des Ayguades…

 

Le vent était tombé et la mer onduleuse languissante avait des fluorescences nacrés. On aurait dit une large et lourde bande d’étoffe moirée de gris. Sur son bord, une légère mousse d’écume bouillonnante donnait à l’ensemble une touche de fantaisie ; et de sensualité. Au Sud, fondue dans un ciel bleu nuit, une petite lumière jaune clignotait à la pointe des Albères. Là bas, tout près, dans la plaine, l’astre du jour sombrait : il colorait d’un peu de rose un nuage égaré au dessus de la plage.

Lettre à un ami « philosophe » apporteur zélé de lumières à nos consciences opprimées…

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Cher ami !
Je ne m’en étais pas encore rendu compte jusqu’à ce que ce matin enfin je vous lise. Soyons précis : que je lise un commentaire d’une de vos amies publié sur votre page Facebook ; et fort positivement «liké» par de longues et brillantes cohortes, disons, pour aller vite, « d’intellectuels » : professeurs de philosophie, à la retraite ou pas, gens d’esprit et de lettres etc.

Comme une envie de Covid qui serait circonscrit à ce biotope humain…

     

L’Agence régionale de santé (ARS) d’Occitanie a lancé ce samedi 31 juillet un cri d’alarme et un appel à la responsabilité collective pour endiguer l’épidémie. La réponse ne s’est pas faite attendre dans les rues de Montpellier, Perpignan, Narbonne… « Collabos les vaccinés et vaccineurs ! Le peuple aura votre peau » Je le confesse, pendant quelques secondes j’ai perdu mon sang froid et j’ai souhaité un bon et sérieux Covid à toute cette engeance ; mais un mutant cependant, un mutant propre et circonscrit à ce biotope humain foisonnant de peurs, de violences et d’idées délirantes, évidemment. Qu’on me pardonne, s’il se peut, ce bref écart de pensée contraire en effet à la plus élémentaire compassion envers ce « peuple souffrant mille morts » sous le joug d’une infâme dictature. Promis, je ne m’exprimerai plus sur ce sujet.

       

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