Contre-Regards

par Michel SANTO

Des principes et des intérêts, en politique notamment…

 

     

Ces élections régionales et départementales,  montrent, s’il le fallait, que les principes, en politique si souvent invoqués par les partis, sont d’abord et surtout indexés sur des rapports de forces entre alliés potentiels – et adversaires – et conditionnés par les modes de scrutin. Ainsi, dans ma région Occitanie – élection à la proportionnelle –, avec  40% au 1er tour, le PS de madame Delga envoie balader les Verts et la France Insoumise, jugés, sans appel, totalement « incompatibles » ; tandis que Madame Sandragné, sa collègue socialiste, présidente du Conseil Départemental de l’Aude, où les élections se font au scrutin majoritaire à deux tours, elle, s’est alliée, sans barguigner, dès le premier tour, et sans état d’âme philosophico-politique, aux mêmes Verts finalement expulsés par madame Delga du futur Conseil Régional. Et que dire de madame Pulvar, tête de liste PS en Ile de France, qui, avec un petit 11%, ardente et chaleureuse à présent, fusionne sa liste avec celle des Verts, arrivés devant elle, et la France Insoumise…

Bref ! à 40% on a des principes et à 11, des intérêts… (Je précise que le même point de vue pourrait s’appliquer à d’autres exemples du/ou des camps d’en face)

Dix lignes pour expliquer la désertion civique constatée lors de ces élections locales.

 

En pensant précisément au vote d’hier, je crois surtout que les français ont sauté ces élections et se réservent pour la seule qui compte vraiment à leurs yeux, hélas ! , la présidentielle ; présidentielle qui, de surcroît, aura lieu dans moins d’un an… Comment en serait-il autrement en effet quand les médias ne cessent de nous projeter en 2022 en mettant en scène le seul duel entre le Président sortant et la candidate du RN ?

J’ai vécu un bien étrange moment dans mon bureau de vote…

J’ai quitté ma cabane de bord de mer hier soir et fait les quinze kilomètres qui me séparent de ma résidence, afin d’y pouvoir voter le plus tôt possible. Je voulais éviter à tout prix de trop longues files d’attente devant les isoloirs et ne pas subir la très forte chaleur des jours précédents dans la « salle des mariages » de l’Hôtel de Ville – salle pour l’occasion exceptionnellement consacrée à la votation républicaine.

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