Contre-Regards

par Michel SANTO

Petite parabole sur le rayonnement d’équipements « structurants » (Le parc des expositions de Narbonne)

Quand j’ai vu cette touchante affiche animalière placardée sur un des nombreux petits panneaux publicitaires qui décorent les rues de ma ville, j’ai tout de suite pensé à une charmante  allégorie de la vie politique  locale (pas seulement !) ; vite recouverte cependant par un vague sentiment de tristesse à l’idée de voir ces inoffensifs animaux, savants ou pas, donnés en spectacle à d’anonymes visiteurs. Puis m’est venu le souvenir (allez donc savoir pourquoi !) des campagnes d’explications données par les maires d’alors pour convaincre leurs administrés de l’impérieuse nécessité de construire ce genre d’équipement dits « structurants » (Vous remarquerez l’usage constant de ce qualificatif « structurant » dans le vocabulaire politique, au point d’ailleurs de le vider de tout sens, ce qui n’a aucune importance, son intérêt étant de sonner comme marteau sur l’enclume).

Jacques Bascou ! Décryptage après son passage sur Radio Barques…

Samedi, nous recevions jean-Claude Julès et moi, sur radio Grand Sud FM, à Radio Barques, Jacques Bascou, le président du Grand-Narbonne. L’occasion de lui demander, entre autres, qu’elles étaient ses intentions politiques pour les échéances politiques locales à venir (et plus précisément les élections municipales de 2020.)

Stade, Salle multimodale, MuReNa, Parc des Expos etc. Quelle coordination dans ces programmes ?

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Vendredi, le RCNM reçoit Angoulême. L’occasion (indirecte) de revenir sur les moeurs et pratiques institutionnelles de la « classe » politique locale.  Mais avant d’en venir aux conclusions que je tire de cette préliminaire constatation, il est bon de faire un petit point sur ce que tout le monde ne sait peut-être pas, à savoir que le Stade du Parc des Sports, outre le fait qu’il ne répond pas aux normes du label établi par la Ligue Nationale de Rugby (ce qui prive le RCNM d’une subvention annuelle de 200 000 €), ne dispose ni d’une tribune officielle, ni de loges (si j’en crois les spécialistes de la question)  du niveau de celui exigé par de grands sponsors, notamment. Pour faire court, il faudrait investir environ, au minimum, 5 millions € pour faire de cet actif appartenant à la Ville un outil adapté aux conditions modernes d’exercice d’un sport devenu professionnel et drainant un public de fidèles supporters (sauf à faire du RCNM, un objet d’étude pour quelque « érudit » local, évidemment.)

Delga et Moudenc, avec leurs LGV, nous mènent en bateau.

 

Facebook/Delga

 

Jean-Luc Moudenc et Carole Delga le confirment : il propose à l’État de rétablir l’écotaxe pour financer les LGV Montpellier-Perpignan et Bordeaux-Toulouse (entre 15 et 20 milliards €) . Une écotaxe de sinistre mémoire, puisque aussitôt mise en place par François Hollande et son gouvernement, elle a suscité de véritables révoltes dans tout le pays au point d’être définitive abandonnée en 2013. Avec au passage une facture pour l’État de 10 milliards € ! Croyant jouer au plus fin, madame Delga précise donc que cette taxe concernerait : « le transport routier en transit européen seulement. ». Ce qui, juridiquement, est impossible, cette pseudo proposition se heurtant à un principe fondamental du droit européen : la libre circulation des biens et des personnes (seule une taxe visant l’ensemble des poids lourds – français et étrangers – serait en effet envisageable.) Qui donc peut croire, dans ces conditions et sérieusement, que le gouvernement soit prêt à relancer cette mesure et les jacqueries qui s’ensuivraient ? Personne ! Tirons une conclusion toute simple de ce coup de « com » : Moudenc et Delga, avec leurs LGV, nous mènent en bateau.

En Site Patrimonial Remarquable à Narbonne, certaines enseignes magnifient remarquablement notre patrimoine !

   

C’est une dame (que je ne connais pas !), qui s’est présentée à moi sur un célèbre réseau social, dans un de ses commentaires sur mon billet consacré à l’initiative prise par la municipalité (pour m’en féliciter d’ailleurs !) afin  « d’élaguer enfin la jungle publicitaire »  envahissant son centre et ses entrées de ville. « Chargée du suivi en Site Patrimonial Remarquable (ancien Secteur Sauvegardé) à Narbonne », elle me faisait remarquer qu’il existait bien : « des enseignes… qui dénaturent sensiblement notre centre… qu’elles n’ont en aucun cas fait l’objet d’une demande d’autorisation « ,  mais que « nous avions  de très belles enseignes commerciales réalisées par des professionnels soucieux de respecter notre Patrimoine ! ».

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