Le grand café n’est plus. Il en reste un morceau, côté Robine. Le 89. Un Australien, ancien du Racing, tient la maison. Le reste, celui de l’angle, s’est fait boulangerie-pâtisserie. Devant, la terrasse. Nous y étions encore hier. Nous aimons prendre, régulièrement, de grands cafés crème.
Le Cours Mirabeau a ses matins de tumulte. Ça crie, ça s’agite, ça s’interpelle. Trois marchands de fruits et légumes, postés comme des coqs sur leur tréteau, rivalisent à coups de décibels. « Pas chers, pas chers ! »… « Deux euros la tomate ! » Leurs voix traversent l’esplanade, saturent le quartier, s’engouffrent jusque sur la terrasse du bistrot où je noie mon regard dans un café noir.
Minuit trente. Sur l’écran, le générique d’Out of Africa. La musique. La lumière. Redford disparaissait dans le ciel d’Afrique. Et soudain, la sonnerie sèche de mon fixe. Madame H.
Quatre vies. Quatre œuvres. Quatre éclats du XXe siècle.
Ils se sont croisés à Paris, capitale du feu et des avant-gardes. Ils se sont aimés, admirés, combattus. Parfois frères, parfois rivaux.
Picasso. Le maître. Tout transformer. Tout dominer. Le cubisme, la céramique, le combat politique. Guernica comme drapeau.
Miró. L’inverse. L’isolement. La faim qui crée des étoiles et des oiseaux mutants. La Catalogne comme racine. La poésie comme arme.
Dalí. L’excès. Le délire en précision d’horloger. Flamand halluciné. Trop surréaliste pour les uns, trop franquiste pour les autres. Toujours provocateur.
Dora Maar. Photographe de l’ombre. Scalpel de lumière. Amante et témoin de Picasso. Blessée. Mais debout.
Tous marqués par la guerre. Tous obsédés par la liberté, chacun à sa manière.
L’exposition raconte leurs destins croisés. Elle montre que l’art n’est jamais seul. C’est une lutte. Une blessure. Une illumination.
L’incendie qui a dévasté près de 16 000 hectares dans les Corbières, brisé des vies, anéanti des exploitations, mis à genoux une économie locale déjà fragilisée, est désormais fixé. Sur ces terres noircies, 1800 pompiers restent mobilisés, veillant, au rythme du vent, à prévenir toute reprise, à circonscrire les foyers encore actifs sous les cendres.
Le temps passe. Il emporte les voix et les visages. Les gestes s’effacent. On croit à la ruine. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
Aujourd’hui, il y avait l’air du large.L’espace.Le bruit des vagues. Puis Neptune. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
Aujourd’hui, dans L’Indépendant, un article signé Joël Ruiz revient sur la réunion de concertation organisée à Fitou autour du projet de ligne LGV Béziers–Perpignan. […]
Le canal ne bouge pas. L’eau retient tout.Des péniches. Des vies à quai.Gratitude, peint à l’arrière. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
Comme chaque année MuguetPois de senteur Les tiges rapprochées Un fil de raffiapassé deux fois Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]