Les socialistes audois se soumettent à LFI et à Jean-Luc Mélenchon…

     

       

Voilà qui est dit ! Les socialistes audois sont en accord avec leur direction nationale : soumission politique et programmatique à LFI et à son candidat premier ministre Jean-Luc Mélenchon ; tandis que dans le même journal, le même jour, Carole Delga, la présidente socialiste de leur Région Occitanie réitère son refus de toute alliance avec eux.

R.C.N ! La fin du club des cinq…

         

Ils étaient cinq présidents du RCN. Anciens joueurs ou entraîneur. La pratique et la science du jeu réunies. À ce paquet de première ligne, un Directeur Général, l’ancien maire socialiste de Narbonne et député, président de l’Agglo aussi, était adjoint. Son capital relationnel devait multiplier miraculeusement subventions et sponsoring. Comme les pains et les poissons ! Un bloc de compétences inouï pour la Pro 2. Un collectif puissant qui allait redonner du rêve et de l’espoir au RCN ; faire exploser de joie les « tribunes » du Parc des Sports et de l’Amitié. Las ! Jamais ne fut enregistré dans l’histoire du club de « saison » aussi catastrophique et humiliante que celle-ci. Avec le bonus d’une descente en Nationale et un record olympien de points encaissés. Mardi, dans la petite boutique du stade, le pack des cinq a donc décidé de passer la main à « d’autres ». Sans plus d’explications ! On aurait cependant pu attendre une analyse sérieuse et approfondie des raisons de cet échec, pourtant programmé, prévisible ; des raisons qui sont structurelles : économiques et financières. Eh bien, non ! Dans un grand et bel encart vert de l’Indépendant du jour, Gilles Belzons, l’un des cinq, envoie le « ballon » de leur défaite collective dans les mains du maire : « On n’a pas un stade de rugby » ; « il manque des food-trucks, des buvettes, des points de vente et des loges ». Ah bon ! On imagine la tête de Didier Mouly, à l’heure de son petit déjeuner, tournant les pages de son journal, recevoir plein pot « l’ovale » de Bebel dans son bol de céréales « bios ». Un coup à faire des cuirs toute la journée. Fort heureusement, quelques lignes plus haut, le président Campos, lui, plus lucide, précisait : « On a atteint notre seuil d’incompétence. » Qui osera le démentir ?

         

Quelques remarques sur les résultats du premier tour de la présidentielle en Occitanie.

             

Le 18 mars 2022, j’écrivais ceci : « Ce n’est un secret pour personne : Carole Delga veut prendre la direction du PS après la présidentielle et les législatives qui suivront. Prendre est d’ailleurs un bien grand mot tant la séquence électorale à venir devrait être la pire jamais subie par ce parti depuis sa naissance à Épinay-sur-Seine. Disons alors cueillir ce qu’il en restera. Il lui faut donc, après avoir conservé la Région, sans LFI et EELV, en 2021, doper son image dans sa stratégie de prise de contrôle de la direction du PS en présentant aux militants et cadres du parti un bon bilan électoral à la présidentielle et aux législatives. »

Lui : « Quel est l’âge idéal pour mourir ? » Elle : « Je vais te le dire. C’est soixante-quinze ans. »

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
On fait parfois de belles rencontres sur les réseaux sociaux. Celle de Denis, sur Facebook, en est une. Il y a quelque temps déjà, je ne sais plus à quel propos, je lui avais dit que j’avais tout lu de Patrick Modiano. Fidèle lecteur lui aussi de cet auteur, il m’avait demandé si je connaissais Didier Blonde – je comprends à présent pourquoi. Je lui répondis que j’ignorais tout de lui. Mais l’attention portée à cet écrivain par Denis avait éveillé ma curiosité.

Quand l’affaissement de la raison s’invite dans nos vies…

   

Mercredi, 10h34 ! Dans la salle de la médiathèque réservée aux lecteurs de journaux, magazines et revues, était un seul homme assis dans un large fauteuil rouge. Avant que je ne m’installe à mon tour sur un des nombreux autres sièges vacants, mais à bonne distance cependant, tant son regard et son attitude me semblaient étranges, j’ai eu droit à un retentissant : « Bonjour Monsieur ! ». Un salut dont l’écho a dû s’entendre jusque dans les étages et réveiller quelques personnes assoupies ou rêvassant devant leurs écrans d’ordinateurs portables, habituées qu’elles sont au climat soyeux, ondoyant et permanent qui, comme à confesse, tempère les « murs » de ce « temple » provincial de la culture. J’observais donc mon bonhomme, intrigué et surpris par sa véhémente apostrophe. Massif, correctement et « bourgeoisement » vêtu ; les cheveux ras, joufflu et imberbe ; le regard fixe, les yeux mouillés et brumeux, seules ses lèvres, épaisses et nerveuses bougeaient. Aucun son n’en sortait. Deux, trois minutes passèrent ainsi, quand, soudain, et d’un jet, de sa voix de chantre robuste et grasse, il s’est mis à déclamer : « J’ai jamais vécu dans l’amour. Ça m’intéresse pas… Je viens de Lyon et de Barcelone… Je suis pas allemand. » Puis, après une brève pause, toujours plus haut dans le verbe : « Elle était amoureuse de moi… Elle faisait des baisers… Rentrer en France, c’était terrible… Vive l’Espagne. ». À ce moment « géographique » de ses divagations, il tourna sa tête dans ma direction et me lança, des flammes dans les yeux : « Je vous aime. Je vous emmerde. C’est sûr, je vais mourir… Ta cousine elle est fasciste. Et viva españa, viva… » Il n’en fallait pas plus pour qu’un agent de service s’approche à « pas de mouches » pour lui demander, à mi voix, de parler « beaucoup moins fort » ; de ne pas déranger. « Ta gueule. Je vous aime. J’en ai rien à foutre… », lui fut-il illico répondu. Cinq minutes plus tard, le même agent revenait ; il insistait, priait l’importun de se taire. « Je suis un monstre… Aimer c’est difficile. Moi, j’ai peur… »… Un vigile à son tour intervint : « Venez avec nous ! ». L’homme obstinément refusa de le suivre. Il s’enfonça plus encore dans son fauteuil. Une jeune femme vint enfin à son encontre. Je n’entendis pas leurs paroles, mais il finit par se lever. Je les ai regardés s’éloigner, côte à côte. Ils marchaient sans se presser. Avant de les perdre de vue, cet homme sans identité s’est retourné. Immobile, il semblait m’examiner. « Les femmes… des monstres… », furent ses derniers mots… Une fois dehors, sur le parvis de la médiathèque, il s’est collé contre le mur de verre qui nous séparait. Il m’a adressé un dernier salut. Muet ! Un vague signe de sa main accompagnait le mouvement de ses lèvres. Depuis, je pense à cette scène. Elle me semble, sans que je puisse en comprendre vraiment le sens, très emblématique de ce moment de notre histoire présente ; de sa violence, de l’extrême confusion des esprits et des délires individuels et collectifs qu’elle suscite, provoque… Et comme s’il fallait que l’information du jour rapportée par la feuille locale s’accorde à ces impressions d’un affaissement de notre collective raison, j’apprends que « Marine Le Pen a fait une halte ce matin, en fin de matinée, à Narbonne où elle a notamment visité ses Halles.

     

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