Contre-Regards

par Michel SANTO

Narbonne ! Municipales2020 : la piqure de rappel du PCF à ses électeurs et alliés…

 

     

L’on ne saurait reprocher aux communistes narbonnais de la constance dans l’expression publique de leur stratégie politique. Pour eux, l’apolitisme – le terme apartisan, me paraît toutefois plus pertinent : gérer une ville, c’est évidemment faire de la politique – affiché par les listes conduites par Didier Mouly, le maire sortant , Madame Granier-Calvet, l’ex-adjointe de ce dernier et David Granel, soutenu par la REM, sont des listes libérales et de droite.

Scène de la vie narbonnaise (et d’ailleurs aussi) : Une terrasse place de l’Hôtel de Ville… et l’oubli !

   
Denis Carrière : café de la Paix. Capestang (34)
   

M. est un ami. Il me dit ne pas pouvoir rester assis à la terrasse d’un bistrot plus de 15 minutes ; et s’étonne toujours que je puisse y passer « deux heures » sans m’ennuyer. Comme hier où le temps était favorable à cette immobile et prenante activité.

Narbonne ! Municipales2020 : Le dernier “tango” de Monsieur Daraud !

 
Narbonne. Hôtel de ville.
 

Jean François Daraud est la tête de file du Rassemblement National aux élections municipales. Loin du profil moyen des candidats de ce parti, le personnage brouille incontestablement les clichés habituels les concernant, du genre « fasciste embusqué » ! Si on devait le distinguer, on dirait qu’il fait de la politique plus à la façon d’un Jean-Marie Bigart (le comique) qu’à celle de ses voisins et amis, Ménard et Aliot.

Scènes de la vie narbonnaise (et d’ailleurs, sans doute) : Humour jaune à la lecture d’un article de presse …

       

Humour jaune ! Revue de presse locale – vite faite : un seul “canard” – ; et, stupéfaction à la lecture d’un article consacré à la visite du Haut Commissaire à l’Innovation Sociale (!?). Truffé d’anglicismes, de barbarismes, de clichés, de sigles, d’acronymes… je me suis même demandé si son auteur, le relisant, l’avait compris. Moi pas ! Quant au lecteur “de base”… Autre hypothèse : le papier en question serait un pot-pourri  de phrases sélectionnées et sorties d’un dossier de presse fournit par l’institution visitée. Ce qui n’aurait rien de surprenant. Dans ce genre de boutique on use volontiers d’un jargon dont les locuteurs eux-mêmes en ignorent le sens – Faussement précieux et parfaitement ridicule. Et si, finalement, cet écho n’en était que la parodie !? Voici, compressé, l’article en question : 

«La remise officielle du label French impact, accélérateur national d’innovation sociale, s’est déroulée ce mercredi chez Iness […] Le haut-commissaire ne pensait pas découvrir un écosystème […] dans ce ce lieu ressource du Grand Narbonne […] visite de la pépinière Nucleum […] rencontre avec les femmes de la coopérative éphémère […] Elles travaillent actuellement à l’élaboration de « bee wrap » […] Autre exemple concret, l’expérience du dressing solidaire menée avec l’entreprise Kiabi […] Le vêtement devient alors une porte d’entrée pour reprendre confiance en soi, se regarder […] Le dispositif, organisé grâce à un mécénat de compétence avec l’entreprise, propose du coaching […] Le Haut Commissairel devait encore aller à la rencontre du BGE, de Nucleum, du club Face Aude […]»

On peut en rire, aussi !