𝐋𝐚 𝐛𝐮𝐥𝐥𝐞.

Une petite fille lit. Tête baissée. Elle tourne une page. Puis une autre.

Une petite fille lit. Tête baissée. Elle tourne une page. Puis une autre.

Elle est venue vers moi. Petite. Brune.

« Nous nous entretenions souvent avec Huttede ces êtres dont les traces se perdent.
La plage des Ayguades.Quasi déserte. Un léger vent marin.Des vagues dolentes.Une lumière douce.Un ciel d’un bleu voilé.

Niko a cinquante-trois ans. Il ne vit pas dans la rue. — La rue est à moi. Il le dit en vous regardant droit dans les yeux. Des yeux bleus brûlés par l’alcool. Comme son visage. Ravagé. Et pourtant, dans…

Je viens d’achever l’écoute de L’Insoutenable légèreté de l’être. Je l’avais lu lors de sa sortie. Quarante ans plus tard, c’est une voix qui me l’a fait entendre.

La promenade des Barques dans mon champ de vision, je savourais le dernier café du matin. Le fond de l’air était agréable. L’agitation estivale enfin retombée.

J’ai lu cette page il y a longtemps. La page 179 du Journal d’Inaki Uriarte, Bâiller devant Dieu. Chez Séguier.

9 h 30 ce matin. Je m’arrête un instant. Le temps de m’imprégner de la beauté du lieu.

Nous l’avons vue grandir. Elle a déjà trois ans. Vive.

À 21h40. Le bleu profond de l’heure bleue s’estompe, et l’obscurité s’empare des toits.

— Que faites-vous là, seul ?