Il est minuit… Le silence pèse sur la ville…

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
C’est une fin de jour sombre et froide.
Le matin, une petite pluie fine et délicate
lustrait trottoirs et chaussées.
      Quelqu’un revenait du marché…
Sur les toits, le cuivre des vieilles tuiles virait au brun foncé.
 
      L’air était glacé.
 
La porte en acier du parking s’est refermée derrière moi.
Son bruit d’un coup semblait couvrir toute la ville.
Nous rentrions de chez les enfants
où nous avons tiré les Rois !
La fève ne fut pas pour Mila.
      L’ambiance était chaude, paisible et gaie.
 
Cela faisait longtemps…
 
Par la baie, j’aperçois des étoiles. Comme voilées !
La tour de Saint Paul semble à portée de mains.
Une lumière jaune pâle en montre le sommet,
qu’entoure une dentelle de pierre.
 
Il est minuit.
 
C’est une fin de jour sombre et froide.
Le silence pèse sur la ville.
      Il est déjà aujourd’hui…

« Si Hector Malissart muait l’humanité en féminité, sa fille Clématite la vouait au brun, au noir au sépia… »

 

Dans « La Chine m’inquiète » Jean-Louis Curtis (1917-1995) tient la main d’auteurs aussi divers que Proust, Céline, Valéry, Giraudoux, Chardonne, Breton, Bernanos, Beauvoir ou même le Général de Gaulle. ll s’est plu à imaginer ce qu’ils auraient pu écrire des événements de Mai 68. Une manière pour lui de se couler dans un style, pour le torpiller ou l’exalter drôlement. On jubile à la lecture de ces « pastiches révolutionnaires » ; et J’ai particulièrement goûté son Giraudoux, qui colle encore à notre actualité – quel brio !

Extrait :

Cette année a bien commencé. Je passe sur les premiers jours, que j’ai déjà oubliés…

     

4 janvier.

Cette année a bien commencé. Je passe sur les premiers jours, que j’ai déjà oubliés ; pas tout à fait cependant : il a fait froid, le vent était violent – il soufflait par rafales. Un temps à rester chez soi, au chaud ; à n’en sortir que pour acheter ce qu’on appelle désormais des « biens essentiels » : pain, café et de quoi manger. Les autres, accessoires, mais nécessaires : musique, film, séries, livres sont à ma portée : dans mes bibliothèques – la grande, en bois, et la virtuelle, sur le cloud d’Amazon – et sur « Netflix ou en rediffusion sur Arte notamment. Je n’ai donc pas de raisons, disons objectives, d’aller les chercher ailleurs : librairies, salles de cinéma, médiathèques. Quant à celles, subjectives, qui, me serine-t-on, devraient me conduire à y rechercher la présence d’autrui, voire celle de la foule, je n’en discuterai pas ici le sérieux…

À ces agapes, manquait la ferveur des premiers chrétiens… (Fiction 6)

 

         

Fiction 6.

Julien finissait de mettre à couvert son véhicule quand il reçut un SMS de Cameron l’informant des initiatives prises par Marie. Elle était donc à Nîmes ! 6 ans déjà qu’avec elle, Jo et Boris tous quatre formaient une équipe agile et solide capable de résoudre toutes sortes « d’affaires » sensibles.

En 2020, 51 000 visiteurs ont consulté ce blog…

       

 

   

En cette année 2020, 51 000 visiteurs dits uniques (il faut multiplier par 2 au minimum ce nombre pour avoir une idée approximative des visiteurs dits réels ) ont parcouru le contenu du blog « contre-regards » pour y consulter un peu plus de 111 000 publications.

Merci donc à tous ceux qui trouvent de l’intérêt et/ou du plaisir à me lire.

Merci aussi à tous les autres…

Prenez bien soin de vous.

À très bientôt

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