𝐋𝐢𝐫𝐞, 𝐜’𝐞𝐬𝐭 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬𝐞𝐫 𝐥𝐞 𝐭𝐞𝐦𝐩𝐬.

.

Borges rappelle une chose que notre époque pressée feint d’avoir oubliée : lire un livre ancien, ce n’est pas consulter un objet daté, c’est traverser le temps. C’est mesurer, phrase après phrase, la distance qui nous sépare de celui qui a écrit et découvrir, parfois avec stupeur, qu’elle n’est pas si grande.

𝐋𝐚 𝐜𝐡𝐚𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞𝐬.

Froid. Vent. Mais Soleil. Sur le halage de la Robine, vers Raonel, le monde est minéral. Ça pique. Un humain croisé, emmitouflé, sans visage.

𝐋𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐭𝐫𝐨𝐢𝐬 𝐜𝐚𝐧𝐚𝐫𝐝𝐬.

Hier midi, au début des Barques. Là où la ville se raconte qu’elle est un décor. Ils étaient trois. Un couple de cols verts et leur petit. Neuf et maladroit.

𝐋’𝐀𝐧𝐝𝐚𝐥𝐨𝐮𝐬𝐢𝐞 𝐚𝐮𝐱 𝐇𝐚𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐍𝐚𝐫𝐛𝐨𝐧𝐧𝐞.

Ce matin, aux Halles. Chez Laurent Chamayou. À l’heure où l’on se retrouve. Des amis qui aiment l’Espagne. Qui aiment Jerez, le flamenco et ses bodegas. Séville, son élégance et sa féria. Sanlúcar aussi. Des lieux et des vins qui font des souvenirs.

𝐑𝐚𝐲𝐦𝐨𝐧𝐝 𝐂𝐚𝐫𝐯𝐞𝐫 : « 𝐆𝐥𝐨𝐫𝐢𝐞𝐭𝐭𝐞 », 𝐥’𝐈𝐝𝐞́𝐚𝐥 𝐁𝐫𝐢𝐬𝐞́.

La pluie tombait. J’étais près de la fenêtre. La rue était vide. Des feuilles mortes couvraient la chaussée, mouillées.

Articles récents