𝐑𝐚𝐲𝐦𝐨𝐧𝐝 𝐂𝐚𝐫𝐯𝐞𝐫 : « 𝐆𝐥𝐨𝐫𝐢𝐞𝐭𝐭𝐞 », 𝐥’𝐈𝐝𝐞́𝐚𝐥 𝐁𝐫𝐢𝐬𝐞́.

Je lisais Carver. Ses nouvelles. Des vies sans apprêts. Elles parlent d'amour. De solitude. D'espoirs rompus.

Je lisais Carver. Ses nouvelles. Des vies sans apprêts. Elles parlent d'amour. De solitude. D'espoirs rompus.

Les vieilles pierres rappellent leur âge. C’est arrivé à Narbonne. Une partie du faux plafond s’est écroulée. C'était dans la piscine du Palais des Sports des Arts et du Travail. Personne n'a été blessé. Ce fut un miracle.

Elle est allée dans sa chambre. Elle est revenue. Elle tenait un disque. Marcel Amont.

Déjeuner à l'Auberge des Jacobins. Nous y avons nos habitudes. Vanessa est à l'accueil. André est en cuisine. Ils sont jeunes. Ils sont sympathiques. La cuisine est simple. Les prix sont justes. Il faut réserver. Les deux salles étaient bondées.

Il était assis là, droit comme il pouvait encore l’être. Une doudoune, un souffle un peu court, les gestes comptés. Sur ses genoux, un petit chien. Léger. Silencieux. Les yeux tournés vers la porte, comme si quelqu’un devait entrer.

Ce matin, depuis ma terrasse, l’ordinaire s’est tu.
La cathédrale Saint-Just et Saint-Pasteur de Narbonne se dressait. Pierre médiévale, chœur seul à 41 mètres, nef jamais construite. Le ciel, pêche et pourpre, la mettait en relief.

Ai sorti de ma bibliothèque Kindle 𝑳𝒆 𝒅𝒆́𝒋𝒆𝒖𝒏𝒆𝒓 𝒅𝒆𝒔 𝒃𝒂𝒓𝒓𝒊𝒄𝒂𝒅𝒆𝒔, 𝒅𝒆 𝑷𝒂𝒖𝒍𝒊𝒏𝒆 𝑫𝒓𝒆𝒚𝒇𝒖𝒔. Je le dévore, et je ris. Rarement un roman m’a paru aussi vif, aussi cruel et délicieux à la fois.
Le décor : le Meurice, palace parisien en plein mai 68. La hiérarchie s’effondre, le personnel s’essaie à l’autogestion, et Florence Gould tente désespérément de maintenir son déjeuner littéraire du prix Roger Nimier pour le remettre, au milieu du chaos, au lauréat, un jeune inconnu nommé Modiano.

Théâtre + Cinéma - scène nationale Grand Narbonne. Hier après-midi. 15 heures. J'ai vu la vérité. Pas celle des tribunaux ou des hommes de Dieu, celle qui brûle sur la plage et qui tient l'indifférence à bout de bras.

Moments de vie : Emballez, c’est vendu. À la recherche d’un cadeau pour Milo. Six ans aujourd’hui. Dans l’espace Enfant de Cultura, des montagnes de livres et de jeux sur les dinosaures. Milo en a plein le garage de ses…

Le grand café n’est plus. Il en reste un morceau, côté Robine. Le 89. Un Australien, ancien du Racing, tient la maison. Le reste, celui de l’angle, s’est fait boulangerie-pâtisserie. Devant, la terrasse. Nous y étions encore hier.

Elle ne m’a jamais souhaité mon anniversaire. Je n’oublie jamais le sien.

Serge Griggio m’a offert le dernier livre de Gilles Moraton : « Transfuge » (Maurice Nadeau, 2025) . Il savait qu’il me toucherait. Nos origines identiques : prolos du sud, familles espagnoles trempées de communisme, ascension rude vers les livres.