J’ai lu « Le cul de Judas » d’Antonio Lobo Antunes.

𝐀𝐧𝐭𝐨́𝐧𝐢𝐨a 𝐋𝐨𝐛𝐨 𝐀𝐧𝐭𝐮𝐧𝐞𝐬 𝐞𝐬𝐭 𝐝𝐞́𝐜𝐞́𝐝𝐞́ 𝐥𝐞 𝟓 𝐦𝐚𝐫𝐬 𝟐𝟎𝟐𝟔 𝐚̀ 𝐋𝐢𝐬𝐛𝐨𝐧𝐧𝐞. 𝐉’𝐚𝐢 𝐥𝐮 𝐋𝐞 𝐜𝐮𝐥 𝐝𝐞 𝐉𝐮𝐝𝐚𝐬. 𝐏𝐚𝐫𝐦𝐢 𝐥𝐞𝐬 𝐧𝐨𝐭𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐢𝐬𝐞𝐬 𝐚𝐥𝐨𝐫𝐬, 𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞-𝐜𝐢 :

𝐋𝐚 𝐬𝐚𝐥𝐥𝐞 𝐛𝐥𝐚𝐧𝐜𝐡𝐞.

La salle est blanche, clinique. Elle est assise, une bulle de plastique et d’ondes sur les oreilles. Quinze ans, peut-être. Son pouce balaie l’écran du téléphone. Le monde s’arrête là.

𝐋𝐞 𝐬𝐮𝐫𝐬𝐢𝐬.

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C’était hier, vers 16 h 30.

Sur la promenade des Grazels, à Gruissan.

Le ciel avait la couleur d’un métal usé. Pas d’orage. Pas d’éclair. Juste cette masse grise qui pèse sans rompre. Une lumière retenue, comme si le jour doutait de lui-même.

𝐀̀ 𝐝𝐞𝐮𝐱 𝐨𝐮 𝐭𝐫𝐨𝐢𝐬 𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐩𝐫𝐞̀𝐬.

Tous les ans, à la même date, à deux ou trois jours près, elle cale son antique vélo sur le même banc de pierre de la Place au Blé. Sous mes fenêtres.

𝐀̀ 𝐝𝐞𝐮𝐱 𝐨𝐮 𝐭𝐫𝐨𝐢𝐬 𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐩𝐫𝐞̀𝐬.

Tous les ans, à la même date, à deux ou trois jours près, elle cale son antique vélo sur le même banc de pierre de la Place au Blé. Sous mes fenêtres.

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