Une présence.

Un jour d’hiver, dans le Monoprix de la place de l’Hôtel de Ville. Devant la caisse, une hésitation. Les mains fouillent le sac. Le porte-monnaie absent.

Un jour d’hiver, dans le Monoprix de la place de l’Hôtel de Ville. Devant la caisse, une hésitation. Les mains fouillent le sac. Le porte-monnaie absent.

Marcher la nuit.

Hier soir, dans la splendide cour du Palais des Archevêques de Narbonne, vernissage de « Rêves de Japon ». Beaucoup de monde. Les habitués de ces rendez-vous. Des bises, des sourires, quelques petits fours.

Quelques mots Par texto

Un homme fête ses 86 ans. Le dessert arrive dans une pluie d’étincelles. Sa femme regarde ailleurs. Puis une longue robe rouge traverse la terrasse. Pendant quelques secondes, le cœur se trompe. Cheveux blonds. Yeux bleus. Une lumière familière.

L'assassinat du jeune Louis à Narbonne me trouble d'autant plus qu'il est survenu dans ma ville. Et que les faits reprochés aux personnes mises en cause sont d’une violence insoutenable.

Dans le Livre de l’intranquillité, Fernando Pessoa écrit : « Savoir, c’est tuer, en bonheur comme en tout. » Cette pensée m’a souvent traversé l’esprit sans que je sache la formuler aussi clairement. Aujourd’hui, pourtant, quelque chose en moi lui…
À table. Sur le mur,ses dernières lunettes,monture fuchsia vif,posées sur la tranche d’un petit tableau.

Assis sur le même banc. À la même place. Le premier à gauche.

Elle s’assied. La peau du cou est tannée, le pli des ans marque la naissance du crâne. Les cheveux, une paille décolorée, tombent sur les épaules.

Un été. Une robe rougeentre le sable, le ciel et la mer.

Je marchais dans l’air du soir, doux et frais. Le ciel, hier, à la limite du jour. Une lumière qui ne demande rien. Elle est là, simplement.