Niko.

Niko a cinquante-trois ans. Il ne vit pas dans la rue. — La rue est à moi. Il le dit en vous regardant droit dans les yeux. Des yeux bleus brûlés par l’alcool. Comme son visage. Ravagé. Et pourtant, dans…

Niko a cinquante-trois ans. Il ne vit pas dans la rue. — La rue est à moi. Il le dit en vous regardant droit dans les yeux. Des yeux bleus brûlés par l’alcool. Comme son visage. Ravagé. Et pourtant, dans…

9 h 30 ce matin. Je m’arrête un instant. Le temps de m’imprégner de la beauté du lieu.

Nous l’avons vue grandir. Elle a déjà trois ans. Vive.

Sur le pavé des Cours, la lumière frappe fort. Trop fort. Les corps plient.

À 21h40. Le bleu profond de l’heure bleue s’estompe, et l’obscurité s’empare des toits.

Il suffit de regarder autour de soi.

À peine installés, ils sortent leur smartphone.

Devant moi, une jeune mère tenait une petite fille par la main gauche et un petit garçon par la droite. Le sol luisait encore sous un soleil revenu.

Les cheveux noirs plaqués sur la moitié du crâne. Un bermuda sombre. Une chemisette rayée. L'apparence d'un retraité sans histoire.

Un jour d’hiver, dans le Monoprix de la place de l’Hôtel de Ville. Devant la caisse, une hésitation. Les mains fouillent le sac. Le porte-monnaie absent.

Marcher la nuit.

Hier soir, dans la splendide cour du Palais des Archevêques de Narbonne, vernissage de « Rêves de Japon ». Beaucoup de monde. Les habitués de ces rendez-vous. Des bises, des sourires, quelques petits fours.