Contre-Regards

par Michel SANTO

Banales journées de septembre…


Samedi matin, café place de l’hôtel de ville et, surprise, le coup de fil de Charlène qui m’annonce sa présence en ville. Elle me rejoint avec son ami. Heureux et heureuse ! On s’embrasse… L’ après midi, je la retrouve à la terrasse du Bistrot, à la fin de son repas. Recafé ! Baisers, mots gentils, photos… Elle habite Toulon, c’est loin et elle nous manque. Plus tard, dans ma cabane au bord de l’eau, petit nettoyage vert ; puis plage : lecture, rêveries, bains… lecture, rêveries, bains… Arrive Joseph avec sa petite canne. Petit lancé : il est vieux, maigre et malade. Trois minutes après, il lève une daurade. Il en fera cinq, et m’en résevera deux. Les soirs de septembre tombent plus tôt. C’est l’heure où les étourneaux repus envahisent le pin voisin. Il sont bruyants. Dans un moment, cependant, tous les oiseaux à l’unisson se tairont. C’est l’heure aussi de notre départ. On rentre en ville et dans notre appartement. On recherche un peu plus de confort, de douceur. Le lendemain matin, le temps est encore au beau. Comme tous les dimanches, mais très vite, le rituel du « tour » aux halles, puis… direction Les Ayguades. Nous ne laisserons plus passer ces jours de bonheur assuré. On déjeune sous un murier taillé en forme de parasol. L’air est doux. Je me régale des deux poissons de Joseph. La sangria blanche était glacée à point… Le soir, je me suis surpris à regarder longuement les étoiles. Comme un enfant, j’ai cherché et trouvé facilement la petite ourse. Des années que je ne l’avais pas vu. Tant de lumières ! Et puis, sur cet écran, ce fin croissant de lune d’une blancheur minérale… C’est décidé, ce soir nous ne quitterons pas notre cabane. Autour d’elle rien que le silence. On entend seulement le mouvement large, paisible et profond des vagues…

Narbonne : Municipales2020 ! À quoi peut-on s’attendre dimanche prochain ?

       

Je ne vais pas revenir sur ce que j’ai déjà dit des programmes présentés par les candidats restés en piste pour ce second tour des municipales. On y trouve de tout, du sérieux et des propositions démagogiques au possible dont je me demande toujours si elles témoignent d’une inculture administrative profonde, d’une immaturité politique circonstancielle ou tout simplement d’un classique cynisme électoral.

Cet homme, je ne le connais pas mais j’en suis cependant très proche […]

 

   

7 heures ! Comme hier, il est à la même place, tout près d’une fontaine publique récemment installée. Il attend qu’on vienne le chercher. Il fume une cigarette en faisant quelques pas. Je l’imagine dans de lointaines pensées : celles du travail à venir ont encore du temps devant elles. Je sais que dans une heure environ il sera sur un chantier.

5 heures ! Dehors tout est noir. La ville dort. […]

 

Claude Monet. Peupliers sous le vent.

   

5 heures ! Dehors tout est noir. La ville dort. Assis devant la grande fenêtre du salon, je bois ma première tasse de café. Très chaud et serré, comme d’habitude. J’aime ce moment où tout est silence. Rien ne se montre sur les vitres que la masse formée par trois grands arbres à l’odeur de lilas. Elle bouge à peine sous l’effet d’un léger vent du Nord. L’heure n’est pas encore venue pour lui de se lever. Il donnera alors sa pleine mesure. Le ciel sera très bleu et les martinets crieront. 6 Heures, il fait jour ! Tout est ouvert. Le vert des arbres, leur feuillage en mouvement rafraîchissent ma vue.J’entends un oiseau chanter ; pas longtemps : quatre ou cinq notes seulement. Mais il y a dans ce trille tout un monde de solitude. 7 heures sonnent. De ma terrasse, je vois le soleil effleurer la tour Aycelin. Le ciel est à présent très bleu et les martinets crient. Des éclats de voix se font entendre, comme venant d’un autre monde. Le vent enfin se lève qui au loin plie le haut d’un superbe peuplier