Contre-Regards

par Michel SANTO

Après la rentrée des classes, celle de Didier Mouly et de sa multimodale salle…

     

Prenons date ! Didier Mouly l’assure dans « l’Indépendant » : la salle multimodale sera pleine 10 mois sur 12 : 300 jours par an. Remplie de quoi ? il n’en sait rien, mais il le sait. Foi d’avocat, il sait qu’il sait, et parce qu’il le sait, la société gestionnaire, qu’il ne connaît pas encore,  vendra  entre 450 000 billets, au pire ; 1 200 000, au mieux. Un taux de remplissage ahurissant!

Madame Serres, la doyenne de Narbonne, cette vieille dame digne, ma voisine, n’est plus…

Elle avait fêté (un bien grand mot !) ses 106 ans, le 6 février. Fatiguée, usée, un « accident » ne lui permettait plus de rester seule dans son appartement. Depuis, elle terminait sa longue vie dans une « maison de retraite ». Combien de fois m’avait-elle dit qu’elle ne pourrait vivre dans ce genre de lieu ; et qu’elle désespérait, son visage tourné vers le ciel, d’enchaîner des jours chaque jour plus pénibles, lourds ; que la vie, en elle, était injuste  de s’entêter ainsi à vouloir vivre.

Trump ! « La bête immonde crache sa bave »

Le croquis de la semaine de Denis Carrière :  « La bête immonde crache sa bave »

 

 

Vous pouvez agrandir l’image en cliquant dessus. Tous les croquis et caricatures de Denis sont disponibles en cliquant sur Denis Carrière, en rouge, en haut et à gauche.

 
 

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De Narbo Martius : « Aquarius ! appel à la générosité Narbonnaise… »

Le croquis de la semaine de Denis Carrière :


 

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Patrick Chappert-Gaujal illumine l’Aspirateur…

La fin de vie programmée de l’Aspirateur sera scellée samedi par le vernissage de la flamboyante rétrospective consacrée à  l’artiste leucatois Patrick Chappert-Gaujal. (Étrange destin tout de même pour ce lieu d’exposition d’art contemporain conçu initialement pour le recyclage des déchets urbains et qui accueillera dans les prochains mois la « police municipale » de la Ville de Narbonne.)

Son titre ? « Last call » !  (Dernier appel), que traduisent à merveille ces cabines téléphoniques installées place de l’Hôtel de Ville récupérées dans je ne sais quel entrepôt de brocanteur.

Leurs vitres, Patrick les a recouvertes de ses cartes marines, comme pour nous inviter à regarder autrement ces espaces clos, et jadis transparents, qui, en nous isolant du monde nous reliaient néanmoins à la terre entière. Des niches dans lesquelles on pouvait voyager par la voix et l’imagination, s’y abriter du vent et de la pluie, se serrer contre  un corps désiré… Il y avait en effet quelque chose de matriciel dans ces enveloppes de verre et d’acier, où se mêlaient chuchotements, pleurs, cris comme si rien au monde ne pouvait en retenir les ondes et les bruits. Le miracle  était souvent d’en voir sortir des êtres transfigurés au visage lisse, l’esprit apaisé, après que l’on eut impatiemment signalé sa présence et son envie à son tour d’y entrer. On  l’aura compris, j’éprouve un peu de nostalgie à l’évocation de ce temps. Une nostalgie d’autant plus vive que s’imposent désormais à nous la tyrannie de ces petits objets modernes d’où sortent en tous lieux le plus intime, le plus vain et parfois le plus grossier de leurs propriétaires. Oui, un dernier appel lancé dans ces cabines sans fils de Patrick Chappert-Gaujal auquel ne répond plus hélas ! un monde où le silence, la pudeur, le secret d’une conversation apparaissent aujourd’hui comme les stigmates d’une sociabilité archaïque, pour ne pas dire profondément suspecte. La nuit venue, témoins de ce passé qui donne encore à rêver, elles éclaireront aussi les Barques de Cité…

Plus loin, des silhouettes d’encres d’une élégance toute orientale sorties de médiocres plaques de cartons de récupération, des épures étirées sur de grands formats de papiers blancs aux formes pleines et délicates empliront l’Aspirateur d’un imaginaire où l’essentiel d’une esthétique se résume à quelques signes tracés à la pointe d’un pinceau. Assemblages faits de bois flottés, plastiques, toiles… tout ce que ce monde laisse tomber dans l’oubli de décharges publiques, ou rejette sur les bords de ses mers et rivières objets ; kayaks, croix de  pharmacie habillés de lumière, sera au rendez-vous donné aux visiteurs par cette superbe rétrospective. Quelle soit une source d’inspiration et de plaisir pour tous est le voeux le plus cher qui me reste à former. Comme la mer et ses lumières toujours renouvelées le sont pour son maître d’oeuvre…

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