Image d’un soir d’été, plage des Ayguades…

 

Le vent était tombé et la mer onduleuse languissante avait des fluorescences nacrés. On aurait dit une large et lourde bande d’étoffe moirée de gris. Sur son bord, une légère mousse d’écume bouillonnante donnait à l’ensemble une touche de fantaisie ; et de sensualité. Au Sud, fondue dans un ciel bleu nuit, une petite lumière jaune clignotait à la pointe des Albères. Là bas, tout près, dans la plaine, l’astre du jour sombrait : il colorait d’un peu de rose un nuage égaré au dessus de la plage.

Moment de vie : « il ne suffit pas d’être jeune et jolie pour être belle. »

 
 
 
 
 
 
La première fois que nous l’avons rencontrée, l’hiver dernier, c’était devant une caissière du Monoprix de la place de l’Hôtel de Ville. Nous attendions qu’elle règle le montant de ses petits achats, pour passer notre tour. Aux mouvements fébriles de ses mains plongées dans son sac et de ses hochements de tête attristés, nous avions vite compris qu’elle avait oublié son porte monnaie. Malgré sa gêne et son refus, nous avons finalement payé sa créance – une somme dérisoire ! – à l’employée de ce grand magasin, que nous connaissons à force d’habitude.

Un dimanche pas comme les autres où des supporters du RCN, aussi, chantaient…

 
Dimanche ! Joseph a retrouvé sa cabane, son balai, son râteau et son pinceau. Il faisait beau. Le ciel et le vent étaient au repos. Loin de la ville et des écrans, le chant de deux oiseaux donnait une grande intensité au calme qui l’environnait. Il ne ressentait aucune fatigue et n’éprouvait aucun autre désir que celui de peindre une petite bordure en ciment.

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