Contre-Regards

par Michel SANTO

Salle multimodale de Narbonne ! C’est la société S-PASS qui devrait la gérer : la facture…

Bien ! on avance, et vite, sur la gestion (comme sur le chantier d’ailleurs) de la salle multimodale. C’est donc la société S-PASS (elle est contrôlée par la holding Fimalac et exploite plus de 55 équipements répartis sur l’ensemble du territoire français) qui sera  choisie comme délégataire par la Ville, lors du prochain conseil municipal (elle est la seule à avoir concouru.) Sa programmation est classique et prend en compte une moyenne de 16 matches à domicile pour le club de volley en ligue A et autres compétitions ; 4 journées pour d’autres clubs sportifs locaux ;  des variétés : 17 dates par an (contre 15 dans l’offre initiale) ; des réunions professionnelles : 7 évènements économiques par an ; enfin, l’utilisation de la salle par la Ville : 8 dates par an. Au total, c’est donc 52 dates par an, en phase d’exploitation. 52 dates d’exploitation (auxquelles il faut ajouter les jours de montage-démontage), pour un montant total de recettes d’un peu plus de 1 million d’ € (1,140), dont 670 000 d’ € versés par la Ville (en année pleine, évidemment !). Cette dernière assurera donc 59%  des recettes ! et garantira, de fait, l’équilibre et les résultats prévisionnels de S-PASS. J’ajoute que pour mesurer la charge réelle de cet équipement pour la Ville, il faudrait ajouter aux 670 000 € qu’elle versera au délégataire, chaque année, jusqu’en 2029, le montant de la charge d’amortissement et les intérêts de l’emprunt contractés par elle pour financer cet équipement : une somme qui restera à sa charge… Pour une salle qui ne devait pas coûter 1 € aux Narbonnais, comme cela avait été audacieusement annoncé lors de sa présentation publique au Palais du Travail ! Rien de surprenant : l’art de la prévision financière, c’est bien connu, hélas ! est soumis aux aléas de la conjoncture politique !

Comment mieux lutter contre l’habitat indigne, dans la Narbonnaise… et ailleurs !

Sans titre

J’ai reçu dans ma boîte de réception électronique ces photos. Ce sont celles d’un « appartement » de 13m2 avec une mezzanine… mais seulement accessible à genoux. Son loyer : 280€ ! L’installation électrique date des années 30, les fenêtres ne servent à rien, l’humidité ronge les murs, les rats y sont à résidence… Des informations recueillies auprès d’une association venant en aide aux personnes démunies, Je retiens aussi le cas d’un homme vivant dans un 50m2 payant un loyer de 217€ , eau et électricité comprises.

Notes sur quelques aspects de la vie et de l’actualité narbonnaise…

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D’abord cet épigraphe de Miguel Torga : « L’universel, c’est le local moins les murs », pour ouvrir ces notes prises à la volée ; en comprendre le sens.

*Le président du Grand Narbonne annonce par voie d’affiches et de presse sa « révolution » des poubelles. Désormais, les « jaunes », cette année, recevront tous les emballages : les roses, les bruns, les bleus et les blancs. Triés, concassés,  laminés, recyclés… Pour quels usages, à quelles fins ?

*L’envoyé (e) spécial (e) de l’Indépendant sur la ligne de front, prenant tous les risques, rapporte ceci : « A l’initiative des Gilets jaunes femmes, une manifestation s’est tenue ce matin devant le centre des impôts. » Une manifestation ? Elles étaient une vingtaine seulement à vouloir « forcer » sa porte d’entrée. Pourquoi ? : « … pour demander des renseignements notamment sur le prélèvement de l’impôt à la source. » Sans rire !

*Les mêmes (?), dimanche matin, « en colère », aux Halles, aussi nombreuses, noyées dans une foule indifférente et affairée entonnant la Marseillaise suivie d’un « Touzensemble, Touz !… » manifestement appris ailleurs que sur des ronds-points. Sur le côté, un mâle GJ à l’esprit délicatement pornographique :

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*Marc Ortiz, élu municipal d’opposition et conseiller communautaire de la majorité ne sollicitera pas un nouveau mandat. « C’est simple, la façon dont est pratiquée la politique à Narbonne, m’écœure… » Il est « effaré » ! « Catastrophé pour Narbonne et les Narbonnais ». Pourquoi? « Quand je vois que certains ont réussi à faire capoter le projet de crématorium à Montredon-des-Corbières, ça me dégoûte. Pour de très basses raisons politiciennes, on met des bâtons dans les roues à des gens qui défendent simplement le développement économique d’un territoire… » Un crématorium qui contribuerait au développement économique d’un territoire ? Un bouleversement radical de la théorie économique jusqu’ici en vigueur ! Qui aurait jamais parié, en effet, sur ce genre de start-up pour mettre le feu à un territoire en mal d’entreprises innovantes, créatrices de valeur et d’emplois. À propos « d’écœurement », au fait, le dépassement de près de 7M€ du musée NarboVia, voulu par George Frêche (qui devait ouvrir en 2016), soutenu par le Grand Narbonne ? Et le scandale politico-financier du parc de Céleyran, acheté 8M€ et revendu 2 ? Et cette subvention de 2M€ pour l’aéroport de Carcassonne, dont on se demande encore en quoi elle relève de la compétence du Grand Narbonne… Chut !  Chut !

*Ah ! J’attends toujours des élus de la Narbonnaise : maires, sénateur, président d’agglo, conseillers généraux des prises de position courageusement républicaines ; qu’ils se désolidarisent clairement, chacun à leurs manières et sur les médias et réseaux sociaux de leurs choix, des dernières violences et des atteintes aux symboles de la République (tabassages de policiers, destructions de magasins, entrée forcée dans un ministère etc…), à Paris et dans les grandes métropoles ; et qu’ils contribuent de ce fait à pacifier les esprits en isolant les extrémistes de tous bords. Silence ! Lourd de sens. Calcul électoraliste ? Peur ? Les deux ? Silence aussi des GJ, et de leurs soutiens chaudement installés devant leurs ordinateurs, qui continuent à les justifier…

Scènes de la vie narbonnaise : du rouge, du jaune et un peu de tout…

 

Jeudi !

À l’extrémité gauche de la passerelle de pied qui enjambe la Robine, un couple d’évangélistes vestimentairement coincés, de part et d’autre d’un présentoir exposant des brochures à la gloire du Seigneur. À leurs mains ointes, des feuillets. Leur titre : « La Bible c’est la vie ».

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