Contre-Regards

par Michel SANTO

Scène de la vie narbonnaise (et d’ailleurs !): “Ce matin, sur la plage des Ayguades…”

   

Gruissan. Plage des Ayguades

 

“M” et “J” habitent à l’année dans un mobil-home situé à une dizaine de mètres de la plage des Ayguades. Ils y vivent depuis trois ans ; sans rien regretter de leur maison, de leurs voisins et amis de leur ancienne petite cité ariégeoise. À les entendre, n’en restent dans leur mémoire que de vagues souvenirs qu’enveloppent une sorte de brume.

Scènes de la vie narbonnaise…

 

Jeudi, 17h20. C’est l’heure à laquelle Mila et moi longeons le boulevard qui nous sépare du Palais du Travail. Comme tous les jeudis, nous nous rendons à son studio de danse. D’habitude, seuls des collégiens en grappes occupent les escaliers et le parvis de ce bâtiment public de style “moderne” : ils attendent leurs bus.

Quelques notes prises au fil des jours (du 21 au 27 février 2020)…

L’étang de Gruissan, un dimanche de février 2020.

   

Le 27 de ce mois. Il écrit sur sa page Facebook : “départ pour les Seychelles”, et reçoit des brouettées de “J’aime”. Sitôt arrivé, il nous montre ses photos, qui suscitent une flopée de commentaires et des nuages de “coeurs rouges”.

Scènes de la vie narbonnaise et d’ailleurs : un spectacle qui réveille toujours en moi un profond sentiment d’hostilité envers mes semblables…

   

       

Il est 10 heures 30, ce matin. À travers la grande baie de mon bureau surplombant les toits, la place et les rues qui font ma géographie quotidienne, j’observe, par intermittence, plus ou moins distraitement, et après que j’eus tapé quelques mots sur mon écran d’ordinateur, la circulation de passants, pour la plupart d’entre eux anonymes et plus ou moins pressés, ainsi que les déplacements et gestes d’ouvriers oeuvrant sur le grand chantier de rénovation urbaine ouvert au bas de mon immeuble du centre ville.

Scène de la vie narbonnaise (et d’ailleurs aussi) : Une terrasse place de l’Hôtel de Ville… et l’oubli !

   
Denis Carrière : café de la Paix. Capestang (34)
   

M. est un ami. Il me dit ne pas pouvoir rester assis à la terrasse d’un bistrot plus de 15 minutes ; et s’étonne toujours que je puisse y passer « deux heures » sans m’ennuyer. Comme hier où le temps était favorable à cette immobile et prenante activité.