𝐂𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐝𝐞𝐦𝐞𝐮𝐫𝐞.

Le temps passe. Il emporte les voix et les visages. Les gestes s’effacent. On croit à la ruine.

Une odeur revient. Une lumière frappe un mur. Le vent porte un parfum. Ce que l’on pensait perdu s’installe à nouveau. Ce n’est pas un souvenir, c’est une présence. Elle reste intacte sous les années.

Rien ne disparaît tout à fait. Quelque chose résiste au naufrage. Une clarté demeure.

C’est la force de Paul Jean Toulet.

Ses vers ignorent les siècles. Il écrit ce qui reste.

« Ne crains pas que le Temps sache les cieux briser ;
Ni qu’en ses mains varient les fleurs ou les Empires,
Rien ne change. Le même lys tu le respires
Qu’autrefois Cléopâtre, – et le même baiser. »

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