𝐋𝐞 𝐩𝐚𝐬 𝐭𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐚 𝐥𝐢𝐠𝐧𝐞.

Le canal ne bouge pas. L’eau retient tout.
Des péniches. Des vies à quai.
Gratitude, peint à l’arrière.
Marcher. Toujours. Sans but.
Le corps avance. L’esprit lâche.
Le silence travaille. Les pensées dérivent.
Marcher empêche parfois le pire :
que la vie se réduise à ce qu’elle a subi.
Un pont. Des arbres. Un ciel bas.
Rien. Et ça suffit.
Le mouvement contredit le chagrin.
Marcel Proust : se promener pour continuer à croire.
Les rues pleines de déesses. Ici aussi, peut-être.
On marche.
Et quelque chose reprend.




