Contre-Regards

par Michel SANTO

À Narbonne, le PS déraille ! (?)

Les Facebook, Twitter, etc. étant désormais des vecteurs de flux « d’informations » massifs à la portée de milliards d’individus, pour qui s’intéresse à la vie politique, notamment, on ne peut, évidemment, y échapper – encore qu’il soit recommandé de  parfois s’en distraire. Je vais donc régulièrement sur mon « fil » d’information et, de temps à temps, lis les messages des militants, représentants et élus des partis en compétition dans ma petite ville, inscrits sur ma liste « d’amis ». Et ce qui me « frappe » depuis la cuisante défaite du Parti Socialiste est la manière dont ses troupes « communiquent » sur ces réseaux sociaux. Si je prends le seul exemple du conflit opposant le gouvernement aux syndicats de cheminots, je note de la part d’un candidat socialiste aux fonctions de maire de Narbonne, sa reprise de messages de « Sud Rail » – le plus radicalisé des syndicats – pour exprimer son opposition à la réforme en cours. Et il n’est pas seul, d’autres élus n’hésitant pas à relayer des « tracts » virtuels de La France Insoumise, sur ce sujet, comme sur d’autres. Le plus drôle, si je puis dire, est que ces mêmes élus « appartenaient » au courant Hollande-Valls sous la majorité desquels le transport ferroviaire a été ouvert à la concurrence. Une contradiction quasi existentielle dans laquelle je vois le symptôme du vide idéologique dans lequel se trouve le PS, ainsi que sa tentation de revenir à des pratiques anciennes en pariant sur le défaut de mémoire des Français. Or ce temps n’est plus ! Et courir derrière Mélenchon et ses alliés de l’extrême gauche, en singeant ou reprenant sa « com », à Narbonne et partout ailleurs, ne peut que conforter et légitimer ce dernier ; c’est aussi perdre toute crédibilité à se faire – sérieusement – entendre !

Aux Bernardins, le Président de la République a-t-il « bafoué » la laïcité ?

         

Hourvari ! Pétage de câbles, dirait plutôt mon petit-fils, sur les réseaux sociaux depuis la diffusion, hier, sur la « toile », non pas du discours d’Emmanuel Macron prononcé devant la « conférence des évêques » aux Bernardins, mais d’une « petite phrase », comme d’habitude sortie de son contexte.

«Nous partageons confusément le sentiment que le lien entre l’Église et l’État s’est abîmé, et qu’il nous importe à vous comme à moi de le réparer. » Et les chefs de meute de brandir les deux articles de la loi  de 1905 pour nous expliquer que les liens avaient été rompus depuis ; qu’Emmanuel Macron par cette entame de discours voulait les rétablir, reconnaître les cultes et légitimer le communautarisme… Bref, le Président  bafouerait la laïcité et saperait les fondations de notre République.

Je ne vais pas me lancer dans une longue analyse de ce bout de phrase présidentiel, mais tout «bêtement» indiquer que le lien évoqué par Emmanuel Macron n’est évidemment pas juridique, contrairement à ce que suggère intentionnellement ses détracteurs, mais social et politique (entendu au sens large du terme), comme l’Église doit, elle aussi, être comprise dans le sens classique de la «communauté des croyants» et non comme une institution « reconnue » (la  «reconnaissance» renvoyant à un statut juridique ou à des privilèges normatifs – rompus depuis 1905.)

Rien donc qui remette en question la laïcité, bien au contraire, dans le discours présidentiel. Un discours très clair au contraire sur la seule norme qui s’impose à tous, sans discussion ni aménagement : la loi de la République.

Je le cite :

«Je ne demanderai à aucun de nos concitoyens de ne pas croire ou de croire modérément. Je ne sais pas ce que cela veut dire. Je souhaite que chacun de nos concitoyens puisse croire à une religion, une philosophie qui sera la sienne, une forme de transcendance ou pas, qu’il puisse le faire librement mais que chacune de ces religions,de ces philosophies puisse lui apporter ce besoin au plus profond de lui-même d’absolu. Mon rôle est de m’assurer qu’il ait la liberté absolue de croire comme de ne pas croire mais je lui demanderai de la même façon et toujours de respecter absolument et sans compromis aucun toutes les lois de la République. C’est cela la laïcité ni plus ni moins, une règle d’airain pour notre vie ensemble qui ne souffre aucun compromis, une liberté de conscience absolue et cette liberté spirituelle que je viens d’évoquer. » 

Au fond, quand on lit attentivement ce texte, sans préjugés ni parti pris idéologique, on comprend quelle est la véritable intention du Président de la République : sortir les « catholiques » d’une instrumentalisation  à des fins électorales.

En effet, d’un côté, une partie de la classe politique (à droite et à l’extrême droite) a surjoué l’attachement aux catholiques ; et, ce faisant les a réduits « à cet animal étrange qu’on appelle l’« électorat catholique » … De l’autre (à gauche), les catholiques ont été relégués «par méfiance acquise et par calcul au rang de minorité militante contrariant l’unanimité républicaine. »

Ce qui lui permet d’affirmer, rejetant l’une et l’autre posture, que s’il était prêt à «écouter» l’Église sur les sujets sociaux (l’accueil des migrants…… ou éthique (PMA, fin de vie, etc. ), «l’État et l’Église appartiennent à deux ordres institutionnels différents, qui n’exercent pas leur mandat sur le même plan.» De sorte que cette dernière ne pouvait avoir qu’une voix questionnante et non injonctive.

Et de terminer son propos par cette remarque : «Nous devons, une bonne fois pour toutes, admettre l’inconfort d’un dialogue qui repose sur la disparité de nos natures, mais aussi admettre la nécessité de ce dialogue car nous visons chacun dans notre ordre à des fins communes, qui sont la dignité et le sens. »

Jean Pierre Denis, le rédacteur en chef de « la Vie » (excellent hebdomadaire !) ne se trompe d’ailleurs pas sur le sens général de ce discours, qui promet aux catholiques des «lendemains», disons, pour être charitable, moins oecuméniques…

Il y aurait bien d’autres commentaires à faire sur ce discours, notamment sur des points passés sous silence et qui pourtant prêtent plus à polémique que «le bout de phrase» abondamment jetée par les médias sur  les réseaux sociaux… Mais voilà, nous vivons, hélas, une époque où nous ne prenons plus le temps que de lire les gros titres, sans prendre celui de réfléchir aux textes qu’ils annoncent !

PJ : le discours du Président de la République est en lien ici  (format PDF)

Que sont ces idoles devenues qui jadis enflammèrent notre « jeunesse » !…


Ah ! Que sont ces idoles devenues qui jadis enflammèrent notre « jeunesse » ! Marx, Lénine, Mao, Castro, Ho Chi Minh… sous les drapeaux desquels nous chantions leur gloire. La Chine et Cuba éclairaient  nos vies, brillaient d’une humanité fraternelle. Les intellectuels y plantaient du riz ou coupaient des « cannes » sous l’autorité de jeunes gens qui chantaient « l’Internationale ».

Édouard Philippe :  » Euh… avec ces manifs, que de « Marcheurs » !…

Le croquis de la semaine de Denis Carrière :

 
     
 

Vous pouvez agrandir l’image en cliquant dessus. Tous les croquis et caricatures de Denis sont disponibles en cliquant sur Denis Carrière, en rouge, en haut et à gauche.

 
 

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Les « dindons de la farce » de Marcorignan peuvent à présent glouglouter !

Le « terrain » s’éclaircit, si on peut dire, entre le Domaine des Lebrettes et la commune de Marcorignan ; cette zone où était prévues la création d’une prison et d’une « aire de grand passage ».

La première,  même toute virtuelle, est cependant toujours imaginée par les « autorités »  sur la seule commune de Lézignan, qui dispose de terrains en grand nombre jouxtant l’autoroute et parfaitement adaptés à ce genre d’équipement (Je me demande d’ailleurs pourquoi cette option lézignanaise n’a jamais été envisagée quand, en pleine campagne des législatives dernières, la députée sortante faisait la promotion de cette prison. Mais bon, passons !).

Quant à l’aire de grand passage, la voilà, elle aussi, rangée aux « dossiers à revoir » en des temps incertains ; et en d’autres lieux que celui initialement  pressenti sur la commune de Narbonne.

Son maire, Didier Mouly, a décidé en effet de ne pas modifier son Plan Local d’Urbanisme (PLU), modification qui  était la condition préalable et nécessaire pour permettre au Grand Narbonne  de réaliser – c’est la Communauté d’Agglomération qui seule en a la compétence –  cette « aire » programmée sur le « papier » pour le mois de juin, juste avant la saison des grandes migrations des « gens du voyage ».

Ce qui met en difficultés Jacques Bascou, le président du Grand Narbonne, d’autant que les maires du voisinage, pourtant membres de sa majorité, ainsi que le député Alain Perea, son ancien vice-président, n’en veulent pas non plus !

Les « dindons de la farce » de Marcorignan peuvent donc à présent glouglouter. Cette zone  devrait conserver pour un certain temps encore sa vocation viti-vinicole : un projet important de cave coopérative sur un terrain de 10 hectares appartenant à la Ville de Narbonne, est, en effet, actuellement à l’étude… À suivre !