Contre-Regards

par Michel SANTO

La légende des périphéries urbaines abandonnées par l’État…

Le géographe Jacques Lévy est l’anti-Christophe Guilluy. Il met en avant l’ouverture à l’autre qui serait la marque des cœurs d’agglomération et montre que ce sont les contribuables des grandes villes qui paient pour les autres. Un point de vue à contre-courant de celui qui prévaut dans les analyses et commentaires du moment sur les « Gilets Jaunes ». Je donne ici quelques extraits recomposés à ma manière, de son long entretien (et passionnant) à la Gazette des Communes.

Madame Pinel et Monsieur Codorniou feintent la passe aux Valoisiens et retournent au PRG…

On n’est jamais déçu avec les radicaux de gauche. Sitôt partis rejoindre en catastrophe ceux de droite, en décembre 2017, en créant le Mouvement radical, social, libéral (…),*  au lendemain d’une présidentielle mortelle pour les premiers comme pour les seconds, voilà que certains d’entre eux, pas tous, mais non des moindres, Madame Pinel et Monsieur Codorniou, notamment, annoncent leur retour dans leur maison mère, le PRG (maintenu vivant, juridiquement parlant !)

l’invraisemblable et ruineuse guerre de l’Arena de Montpellier entre C.Delga et P.Saurel…

La société  d’économie mixte « Montpellier events », filiale de la Région Occitanie et de la Métropole de Montpellier  gère l’administration et l’exploitation de l’Arena et du Parc des Expositions de Montpellier, propriétés de la Région Occitanie, et celles du Corum et du Zénith, propriétés de la Métropole. Elle est aussi en très grandes difficultés financières depuis de nombreuses années.

« L’espoir revient » !? avec ses militants rencontrés devant les Halles de Narbonne…

On l’oublie , mais Benoît Hamon fut le candidat choisi par les socialistes, les radicaux et une partie des Verts pour les représenter à la dernière « présidentielle ». Il était le candidat issu du Ps, comme le sortant ; le candidat d’un Parti qui offrit deux présidents à la République et qui fit royalement un catastrophique 6%.

Scène de la vie narbonnaise : un café chez E…

9h 30 chez E… Je m’installe dans un coin de la salle, face au comptoir, et commande un café – la spécialité de la maison ! Seul à ma table, l’autre déserte, j’occupe tout  ce petit espace avec un léger sentiment de béatitude – à 8h 30, j’étais dans le fauteuil d’un dentiste ! Arrive un couple de « retraités ». Ils s’installent à ma droite. Lui sur la banquette, elle sur une chaise. Les effluves agressifs d’un parfum bon marché cassent aussitôt les goûteux arômes des graines ici torréfiées, plombent son apaisante ambiance.

« Lui », manifestement taiseux, se tait. « Elle », indubitablement bavarde, commente un journal  : « Aujourd’hui en France » ! On dirait qu’elle parle dans un  vieux micro déréglé. Les aigus montent et descendent sur un rythme syncopé. Un véritable supplice !

« Ils ont joué à huis clos. Tu as vu ? Ça veut dire quoi… La femme qui a mis  le feu. Tu as vu ? Ça veut dire quoi… Le petit-fils d’Alain Delon. Tu as vu ça ? C’est  son fils… Il l’a eu à quel âge son fils Alain ? Tu as vu ça ?… La banque, elle bloque la carte…  èèèhhh ! Tu as vu ?… C’est ça qu’ils sont allés voir… èèèhhh !… J’aime pas rester assise. Ça ne m’intéresse pas… èèèhhh ! C’est calme ici… Tu as vu ça ? èèèhhh ! »  Lui  : « Oui, c’est calme… »

Je sors à cet instant précis. Quel ciel ! Quelle beauté ! Les amandiers sont certainement en fleurs…