𝐋𝐞 𝐝𝐨𝐬.

Elle s’assied. La peau du cou est tannée, le pli des ans marque la naissance du crâne. Les cheveux, une paille décolorée, tombent sur les épaules.
Elle porte un legging trop serré, un t-shirt noir. Au dos, le slogan blanc : « Contre les tueries génocidaires d’Israël ».
Le salon déborde de livres. Des milliers de pages pour approcher la complexité. Pour apprendre à douter. Ici, le vêtement crie.
L’indécence n’est pas dans le tissu qui moule les chairs flétries, mais dans ce raccourci obscène placardé sur le dos.
Une pensée en kit pour masquer le vide. La vulgarité du slogan épouse celle de l’accoutrement. Il ferme ce que les livres ouvrent.
Je regarde ailleurs. Je me lève.
Dehors, enfin.




