𝐏𝐢𝐞𝐫𝐫𝐞 𝐝’𝐨𝐫.

22h41. Depuis la terrasse, la nef de Saint-Just et Saint-Pasteur. Pierre d’or sur ciel noir. Une beauté immobile, presque irréelle. Elle veille encore sur ce que nous avons perdu.
La chaleur pèse sur la ville. Elle étouffe les murs, les pensées, les corps. Rien ne bouge, sinon les choucas. Ombres noires autour des tours. Leurs cris.
Le jasmin respire. Son parfum monte dans l’air lourd. Le passé revient. Sans frapper. Une présence dans cette nuit de mai trop chaude.
Plus bas, une fenêtre allumée. Un carré blanc dans l’obscurité. Quelqu’un veille. Quelqu’un attend.




