𝐋𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐚𝐬.

J’ai lu cette page il y a longtemps. La page 179 du Journal d’Inaki Uriarte, Bâiller devant Dieu. Chez Séguier.

J’ai lu cette page il y a longtemps. La page 179 du Journal d’Inaki Uriarte, Bâiller devant Dieu. Chez Séguier.
La Collectivité européenne d’Alsace a décidé de rebaptiser l’ancien collège François-Villon de Mulhouse. Il porte désormais le nom d’Alice Milliat, pionnière du sport féminin.

M. ne comprend pas. Rester deux heures à la terrasse d’un bistrot lui paraît inconcevable. Quinze minutes lui suffisent.

C’est l’annulation de l’un de ses concerts à Marseille, sous la pression de militants pro-palestiniens, qui m’a conduit à m’intéresser à son cas. Je cherchais les faits graves qui pouvaient justifier une telle campagne.

Sur le pavé des Cours, la lumière frappe fort. Trop fort. Les corps plient.

Il suffit de regarder autour de soi.

De ma cabane en bord de mer jusqu’au centre-ville, les voitures s’alignaient le long des étangs.

À peine installés, ils sortent leur smartphone.

Le matin, avant le premier café, je m’arrête souvent devant la bibliothèque.

Devant moi, une jeune mère tenait une petite fille par la main gauche et un petit garçon par la droite. Le sol luisait encore sous un soleil revenu.

C’était il y a trois jours.Une photographie.Deux jeunes femmes. Deux sœurs jumelles. Jeunes. Belles.
C’est peut-être cela qui demeure, lorsque tout brûle : la dignité et le courage ordinaires