𝐋𝐚 𝐠𝐞́𝐦𝐞𝐥𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐮 𝐯𝐢𝐝𝐞.

𝐈𝐫𝐚𝐧. 𝐃𝐞𝐮𝐱 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞́𝐬 : 𝐏𝐚𝐫𝐭𝐢 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐥𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐞𝐭 𝐏𝐥𝐚𝐜𝐞 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞. 𝐌𝐞̂𝐦𝐞 𝐩𝐫𝐮𝐝𝐞𝐧𝐜𝐞, 𝐦𝐞̂𝐦𝐞 𝐥𝐚𝐧𝐠𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐛𝐨𝐢𝐬.
Même syntaxe prudente. Même indignation sous cellophane. Même souci de ne froisser personne, surtout pas l’Histoire.
On condamne le tyran d’une phrase. On condamne, dans la suivante, ceux qui le frappent. Équilibre parfait. Personne n’a raison. Personne n’a tort. Le mal existe, mais il ne faudrait pas trop le déranger.
On invoque la souveraineté du peuple iranien. Formule noble. Mot creux quand ce peuple n’a pour toute souveraineté que ses morts et ses prisons. On appelle à la désescalade. À la retenue. À la diplomatie. Avec qui ? Avec un régime qui pend. Avec ses gardiens qui tirent.
Le courage est toujours renvoyé à plus tard. La morale, elle, est immédiate. On la brandit comme un parapluie.
C’est une prose de funambule : ne pas tomber d’un côté, ne pas tomber de l’autre. Rester au centre. Au centre du vide.
Le résultat est propre. Lisse. Inutile.


