𝐋𝐞 𝐟𝐞𝐮 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐟𝐫𝐨𝐧𝐭𝐢𝐞̀𝐫𝐞𝐬.

La France brûle.
Aussitôt, le rituel commence. Plateaux de télévision. Réseaux sociaux. Responsables politiques. Chacun cherche le coupable. Le gouvernement, évidemment. Comme si les flammes s’arrêtaient aux frontières.

La France brûle.
Aussitôt, le rituel commence. Plateaux de télévision. Réseaux sociaux. Responsables politiques. Chacun cherche le coupable. Le gouvernement, évidemment. Comme si les flammes s’arrêtaient aux frontières.

C’était hier. Ils ont fait taire les artistes. Au nom du Bien. D’autres, aujourd'hui, chassent les mêmes. Toujours au nom du Bien.

À entendre les commentaires qui accompagnent chaque catastrophe, chaque guerre, chaque crime, on croirait nos contemporains stupéfaits par la nature du monde.

De la nuit, le corps grince. La cafetière siffle. Dans le cadre, rien ne bouge. Le silence gronde. Les volets claquent. Le grand arbre brille. Un chien s’ébroue. Puis la chaleur retombe. « Night Lights » et Gerry Mulligan ouvrent…

Entre deux colonnes d’une lumière pâle, S’ouvre cet étroit passage sans fond. De l’ombre surgissent deux figures, Et, devant elles, marche un chien.

. Nuit avancée. Quai de Lorraine. Une maison éclairée. Dans l’eau noire son reflet.

Bergamín* : « On éloigne ce qu’on aimepour y croire. »

Courage Avec le temps Vivre Trois mois Chaque jour qui passe Le pire.

Marcher la nuit.

Hier soir, dans la splendide cour du Palais des Archevêques de Narbonne, vernissage de « Rêves de Japon ». Beaucoup de monde. Les habitués de ces rendez-vous. Des bises, des sourires, quelques petits fours.

L'assassinat du jeune Louis à Narbonne me trouble d'autant plus qu'il est survenu dans ma ville. Et que les faits reprochés aux personnes mises en cause sont d’une violence insoutenable.

Près du bord,une eau mêlée de sable. Puis des verts. Au loin,un bleu franc. Et enfin cette frontière d’air et d’eau. Une simple lignepour partager le monde. Photo : Plage des Ayguades. Gruissan. Aude.