𝐓𝐫𝐨𝐮𝐞́𝐞.

Un étang plat, gris comme du métal. Deux collines basses, sombres, qui descendent l’une vers l’autre sans se toucher. Au-dessus, un ciel fermé, étage sur étage.
Récits et instants du quotidien.

Un étang plat, gris comme du métal. Deux collines basses, sombres, qui descendent l’une vers l’autre sans se toucher. Au-dessus, un ciel fermé, étage sur étage.

Je commence un Modiano.Dès les premières pages, une idée.Les chansons. Les lieux.Ils savent retrouver le chemin.

Serge Griggio peint dans un ancien cinéma de village, à Moux. À ma première visite, chaque toile citait Pirotte. Cela a suffi. Il y a trois semaines, il m’a appelé.Quinze de mes photos, dans le hall d’une entreprise. « Tu…

J’ai descendu la rue Droite et me suis arrêté devant la vitrine de Libellis.La seule librairie du centre-ville.Le dernier Modiano était bien présenté.Je l’ai acheté.

7 octobre. 15 h 50. Le clocher est encore dans la lumière. Le ciel, déjà ailleurs. Deux minutes plus tard,la ville est dans le noir. La pluie tombe.Le tonnerre aussi.

Le tumulte estival s'est effacé.

Ce qui se transmet ne s’enseigne pas.

Je n’étais pas là.Charlène était venue de Solliès-Pontpour le week-end.

J’occupe sa place devant la fenêtre.Le lilas de Perse est toujours là. Je pense au saule d’argent d’Anna Akhmatova. Certains arbres gardent encorece que les maisons ont perdu.

Le temps ralentit, offrant une pause pour apprécier la beauté naturelle.
Au début, il y eut le corps.Les réveils au milieu de la nuit.La fatigue.Les pensées qui tournaient en rond.Le manque.Comme un vide que rien ne pouvait combler.

Une petite fille lit. Tête baissée. Elle tourne une page. Puis une autre.