𝐋𝐞𝐬 𝐦𝐨𝐫𝐭𝐬 𝐧𝐞 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐭𝐞𝐦𝐩𝐬.

Il arrive qu’un livre nous donne le sentiment étrange de parler à notre place. Non parce qu’il raconte notre histoire, mais parce qu’il met des mots sur ce que nous ne savions pas encore nommer.
Récits et instants du quotidien.

Il arrive qu’un livre nous donne le sentiment étrange de parler à notre place. Non parce qu’il raconte notre histoire, mais parce qu’il met des mots sur ce que nous ne savions pas encore nommer.

Le matin, avant le premier café, je m’arrête souvent devant la bibliothèque.
Au Monoprix de la place de l’Hôtel de Ville.

Devant moi, une jeune mère tenait une petite fille par la main gauche et un petit garçon par la droite. Le sol luisait encore sous un soleil revenu.

À la table voisine, sur une terrasse de Gruissan, quatre hommes…

C’était il y a trois jours.Une photographie.Deux jeunes femmes. Deux sœurs jumelles. Jeunes. Belles.

Les cheveux noirs plaqués sur la moitié du crâne. Un bermuda sombre. Une chemisette rayée. L'apparence d'un retraité sans histoire.

— Qu'est-ce que tu manges, maintenant, tout seul ?

Deux heures avant le soir.

D’abord un souffle Doux Puis la vague Lourde

Un jour d’hiver, dans le Monoprix de la place de l’Hôtel de Ville. Devant la caisse, une hésitation. Les mains fouillent le sac. Le porte-monnaie absent.

À entendre les commentaires qui accompagnent chaque catastrophe, chaque guerre, chaque crime, on croirait nos contemporains stupéfaits par la nature du monde.