𝐋𝐞𝐬 𝐣𝐮𝐦𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬.

C’était il y a trois jours.Une photographie.Deux jeunes femmes. Deux sœurs jumelles. Jeunes. Belles.

C’était il y a trois jours.

Une photographie.

Deux jeunes femmes. Deux sœurs jumelles. Jeunes. Belles.

Debout côte à côte, dans leurs robes blanches.

Elles avaient manifesté contre les mollahs.

J’ai d’abord lu qu’elles avaient été pendues.

L’information circulait partout.

Elle était fausse.

Elles sont en prison.

Elles attendent leur jugement.

Mais chacun sait ce que peut signifier un procès dans l’Iran des ayatollahs.

Le risque d’une condamnation à mort est bien réel.

D’autres avant elles ont connu ce destin.

Les ayatollahs emprisonnent.

Répriment.

Exécutent.

À peine un murmure dans le vacarme du monde.

L’attention publique est ailleurs.

Le sort du peuple iranien n’est jamais longtemps à l’ordre du jour.

Demain, d’autres comparaîtront devant les tribunaux du régime.

Certains n’auront pour crime que d’avoir voulu penser, aimer ou vivre librement.

Les fausses nouvelles passent vite.

Les faits demeurent.

Ne jamais détourner le regard.

Ne jamais les oublier.