
À 21h40. Le bleu profond de l’heure bleue s’estompe, et l’obscurité s’empare des toits.
Là-haut, parmi les antennes et les tuiles, une seule lucarne résiste à la nuit.
Depuis ma terrasse, je me suis toujours interrogé. Qui habite derrière cette fenêtre suspendue au-dessus de la ville ? Est-ce un artiste, un rêveur, une vieille âme qui aime veiller ?
Ce petit rectangle jaune est devenu, pour moi, la vigie du quartier.
Je ne connais pas son nom, ni son visage, mais chaque soir, à 21h40, son phare silencieux m’invite à imaginer une histoire.