Contre-Regards

par Michel SANTO

10 milliards d’économies pour des Régions fusionnées ? Un “chiffre fantaisiste” selon Carole Delga !

     

 

 

Réforme clé du quinquennat Hollande, la fusion des régions en quatorze grands ensembles date désormais de plus de trois ans. L’heure est donc au premier bilan. Et celui livré, ce mardi, par la Cour des comptes n’est pas glorieux : leurs dépenses ont augmenté de 207 millions d’€. Cette réforme territoriale, qui devait permettre de rendre la présence de l’État plus efficace sur les territoires, manquerait pour l’instant totalement sa cible. L’étude d’impact de la loi ne chiffrait pas, il est vrai, les gains d’efficacité attendus, mais le gouvernement, par la voix du secrétaire d’État à la Réforme territoriale de l’époque, André Vallini, s’était avancé sur des économies possibles de l’ordre de 10 milliards d’euros à moyen terme**. Un chiffre jugé “fantaisiste”, ce matin, sur Europe 1,  par Carole Delga, la présidente socialiste de la Région Occitanie, en marge du congrès des régions. On peut la comprendre, son institution est en tête des mauvais élèves de la fusion, avec 11,7% de hausse des dépenses*. Un chiffre qui, lui , n’a rien de fantaisiste et qui masque de réelles extravagances :  deux Hôtels de Région, des Maisons de la Région dans tous les Départements, des réunions d’Assemblée dans un Parc des Expositions, des subventions distribuées — saupoudrées — dans tous les domaines, y compris dans ceux ne relevant pas de sa compétence : du sport à la santé, en passant par l’alimentation et le social, pour des montants parfois ridiculement faibles, mais aux effets électoraux singulièrement puissants… La sortie de madame Dega est d’autant plus inconvenante, qu’elle rentre d’un séjour ( du 21 au 26 septembre), d’une mission pardon ! à Tokio,  pour officiellement approcher le marché japonais — sans rire ! — et signer un accord avec la Fédération Française de Rugby — et là, on rit jaune. Une photo postée par elle sur son compte Twitter, la montre ainsi souriante, comme une étudiante Erasmus faisant le voyage de son rêve, en classe « affaires », sur un vol de la compagnie Air France. Selon France 3 Occitanie, le Conseil régional avait même sa propre délégation, composée de neuf membres : services du protocole, de la communication et des sports. De sorte que, si on applique les tarifs moyens pratiqués par Air France, le coût total de ce déplacement pourrait ainsi se chiffrer à 22.000 € pour le Conseil Régional, billets en classe affaires et économique compris. A cela s’ajoute un « bilan carbone », en plein débat planétaire sur le climat, écologiquement déviant — le silence des Verts de sa majorité est encore plus surprenant ! Bref ! Dans cette Région, comme dans d’autres collectivités locales, le sentiment qu’il appartient aux autres de faire des économies de gestion, demeure. Tout se passe, en effet, comme si la pente sur laquelle glisse ce pays depuis plus de 30 ans, et les nouvelles contraintes et défis auxquels il doit faire face, ne les concernaient pas. Un état d’esprit qui me désespère — parfois ! la vie offre souvent en effet de quoi s’en réjouir… 

 

*   Seules deux régions les ont réduites : l’Auvergne-Rhône-Alpes, avec Laurent Wauquiez à sa tête, et les Hauts-de-France, dirigés par Xavier Bertrand.

** Selon Yves Rouquette dans un article de La Dépêche du 24 juin 2014 , les économies du nouvel ensemble résultant de la fusion du Languedoc-Roussillon et de Midi Pyrénées “représenteraient, selon les études,  entre 10 et 15 % des charges de fonctionnement soit 163 à 245 millions d’euros par an, l’équivalent de 10 à 15 lycées.”

Narbonne ! Municipales2020 : Monsieur Daraud exhibe d’exceptionnelles “prises de guerre” !

Fondés au début du XXe siècle, les Pandores et les Bigophones étaient deux groupes carnavalesques Carcassonnais qui ont totalement disparu du paysage, à la fin des années 1950. Ici les Pandores sont dans l’Hôtel de Ville de Carcassonne.

 

 

Ah ! il sait faire parler de lui, le bougre. Il lui suffit, pour ce faire, de débiter, au goutte-à-goutte, si je puis dire, le nom d’une des quarante-deux ou trois personnes qui pourraient figurer sur sa liste, aux municipales de 2020, et d’en vendre les séquences au quotidien local, qui les met illico en « boîte ».

Place du Forum, la préservation de la biodiversité, celle de la nature et celle des mots étaient à l’étude, s’exposaient…

   

Hier matin, j’ai passé un petit moment, place du Forum, au milieu de jeunes filles et de jeunes  garçons du Lycée Beauséjour. Ils l’animaient gaiement, avec leurs enseignants, sur le thème de la biodiversité et la protection de l’environnement.

Narbonne ! Municipales2020 : Majorité du Grand Narbonne et Rassemblement des “forces de gauche”, la guerre ?!

Éditions de Pékin !

   

Je n’étais pas à la réunion publique, samedi dernier, organisée au Palais du travail par les « forces de gauche », mais le journaliste de l’Indépendant en a rapporté, à sa manière, les débats — j’écris débats, sans être sûr que ce mot corresponde vraiment à la teneur des discours et des propos échangés.

Narbonne ! Journée du patrimoine : la rétrospective de l’oeuvre de Léon Diaz-Ronda au Palais-Musée des Archevêques.

Léon Diaz-Ronda, né à Madrid en 1936, vit et travaille à Narbonne depuis 2013. Peintre nomade, il a éclairé de son talent de nombreuses galeries. Aujourd’hui, c’est dans la prestigieuse salle des Consuls du Palais-Musée des Archevêques que son travail est mis à l’honneur. Une rétrospective qui rassemble une sélection d’oeuvres très différentes entre elles, correspondant aux trois grandes évolutions de sa recherche personnelle et de sa traduction dans son art.

 

Sitôt franchit le seuil de cette splendide salle des Consuls, on est tout de suite saisi, en effet, par des « pièces » où l’influence des grands expressionnistes est singulièrement manifeste. Une période tourmentée de la vie de Léon Diaz-Ronda où, à travers, sa peinture, il tentait, selon son expression, d’exorciser “une partie de ses démons.”

     

Le « carré » suivant, lui, est consacré à la gravure, dont on voit qu’elle prend le pas sur la peinture, jusqu’à ce que les deux se confondent. La couleur disparaît, les formes se géométrisent. Le noir et le gris, sur des supports “métalliques”, suggérent  le caractère objectif du cours des choses. Finie l’expression d’une subjectivité en proie aux passions de l’existence…

   

Puis avec l’abandon de la gravure, depuis 20 ans, remplacée par la photographie, cet équilibre enfin trouvé, d’une subtilité telle que le réel désormais figuré dans les images de Léon Diaz-Ronda en absorbe les formes et les tons. Une figuration d’un réel qui s’échappe et s’enfuit jusqu’au bord du cadre. Comme ses personnages aux contours flous, nimbés d’une lumière ocre, cuivrée, qui semblent pris dans les tenailles d’un temps lourd et évanescent. Où vont ces silhouettes sans épaisseur, aux contours flous et sans distinctions ? Que font ces personnages isolés dans des rues sombres et vides, qu’attendent-ils, lourds d’un passé perdu, sous le voile d’une lumière crépusculaire ? Ou d’autres,  assemblés, formant une masse compacte, dont on devine l’extrême et pesante attention ; celle de corps tout entiers usés par les ans et les épreuves de la vie.

   

Dans la plénitude de son art, le silence se fait entendre sous les doigts de Léon Diaz-Ronda. Un silence aux reflets brumeux dans lequel circulent les fantômes du temps. Avec pour horizon le temps de l’origine, sans autre espoir que d’en conjurer la peur…

(Le titre de cette rétrospective ? “ST” : Sans titre, précisément)

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