𝐀̀ 𝐁𝐞́𝐳𝐢𝐞𝐫𝐬, 𝐝𝐞𝐬 𝐯𝐢𝐠𝐧𝐞𝐫𝐨𝐧𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐫𝐞́𝐞𝐥 !

Cinq mille viticulteurs descendent sur Béziers aujourd’hui. Ils veulent sauver la viticulture.

Cinq mille viticulteurs descendent sur Béziers aujourd’hui. Ils veulent sauver la viticulture.

L'air même porte le poids de cette date. Hier soir, le ciel était bas, d'un bleu d'encre qui pressait la ville.

La veille du 11 Novembre, il crache sa rancune sur Sarkozy. « Que Nicolas Sarkozy profite de son répit pour apprendre à cuisiner, même avec une Rolex au poignet. Parce qu’en prison, il doit y retourner. Traître à la Nation », écrit-il.

Ce matin, depuis ma terrasse, l’ordinaire s’est tu.
La cathédrale Saint-Just et Saint-Pasteur de Narbonne se dressait. Pierre médiévale, chœur seul à 41 mètres, nef jamais construite. Le ciel, pêche et pourpre, la mettait en relief.

Shein n’est pas cher.
Et l’indignation s’arrête là où commence l’intérêt du porte-monnaie.
On crie au scandale, on dénonce l’exploitation, la fast fashion, les produits jetables.

Ai sorti de ma bibliothèque Kindle 𝑳𝒆 𝒅𝒆́𝒋𝒆𝒖𝒏𝒆𝒓 𝒅𝒆𝒔 𝒃𝒂𝒓𝒓𝒊𝒄𝒂𝒅𝒆𝒔, 𝒅𝒆 𝑷𝒂𝒖𝒍𝒊𝒏𝒆 𝑫𝒓𝒆𝒚𝒇𝒖𝒔. Je le dévore, et je ris. Rarement un roman m’a paru aussi vif, aussi cruel et délicieux à la fois.
Le décor : le Meurice, palace parisien en plein mai 68. La hiérarchie s’effondre, le personnel s’essaie à l’autogestion, et Florence Gould tente désespérément de maintenir son déjeuner littéraire du prix Roger Nimier pour le remettre, au milieu du chaos, au lauréat, un jeune inconnu nommé Modiano.

Pendant qu’on débat de réforme et de pouvoir d’achat, Shein débarque. Avec ses tee-shirts à 5 euros, ses livraisons express et ses algorithmes qui flairent la mode avant qu’elle n’existe. Le monde avance. Nous, on subventionne nos retards.

Théâtre + Cinéma - scène nationale Grand Narbonne. Hier après-midi. 15 heures. J'ai vu la vérité. Pas celle des tribunaux ou des hommes de Dieu, celle qui brûle sur la plage et qui tient l'indifférence à bout de bras.

Les députés ont voté le passage de 3 % à 6 % pour la taxe sur les services numériques : la fameuse « taxe GAFA ». Taxe saluée comme « un coup de pied au derrière donné à nos dirigeants », par un Ruffin toujours en pointe dans l’incompétence et l’hypocrisie parlementaire.

Moments de vie : Emballez, c’est vendu. À la recherche d’un cadeau pour Milo. Six ans aujourd’hui. Dans l’espace Enfant de Cultura, des montagnes de livres et de jeux sur les dinosaures. Milo en a plein le garage de ses…

Aurélien Le Coq, député LFI, a trouvé sa formule. Elle tourne bien, elle frappe juste assez pour tourner en boucle : « À quoi sert un actionnaire du CAC 40 ? À rien. Un parasite. »

Zucman ne promet pas de miracle. Sa taxe, qui n’est pas un impôt sur les revenus, n’effacera ni les déficits ni la dette. Elle n’est pas une politique budgétaire, mais un geste moral. Deux pour cent sur les fortunes au-delà de cent millions. Une mesure de justice sociale, dit-il. Une question de morale, pas d’économie.