
Les prophètes de malheur s’essoufflent.
Les discours se radicalisent.
D’un côté, la privation absolue.
Le retour en arrière.
De l’autre, l’attente passive d’un miracle.
Le statu quo.
Le débat climatique semble bloqué.
Il faudrait choisir son camp.
L’idéologie ou l’inaction.
Puis le réel s’invite.
Et l’histoire répond.
Dans les années 1980,
le « trou dans la couche d’ozone »
était la menace absolue.
La fin du monde en direct.
Aujourd’hui ?
Silence radio.
Le problème est en passe d’être résolu.
L’ONU le confirme.
Comment ?
Ni par décret de décroissance,
ni par de simples promesses.
Il y a eu une volonté politique :
le Protocole de Montréal en 1987.
Il y a eu surtout l’innovation industrielle.
Les entreprises n’ont pas fermé boutique.
Elles ont cherché.
Elles ont inventé.
Elles ont remplacé les gaz tueurs.
Le quotidien n’a pas bougé.
Le ciel s’est réparé.
Certes, l’échelle du climat est différente.
Pour l’ozone, on changeait des molécules dans des frigos.
Pour le carbone, il faut réinventer toute l’énergie du monde.
L’obstacle est gigantesque.
La méthode reste la même.
La technologie n’est pas un mirage.
Elle est le bras armé de la transition.
Elle transforme nos réseaux,
nos transports, nos industries.
La sobriété seule ne suffira pas.
Elle lasse et elle divise.
L’innovation seule ne viendra pas.
Elle attend l’impulsion de la loi.
L’idéologie s’agite.
L’alliance du politique et de la technologie
résout les crises.
On l’oublie trop souvent face au carbone.