Contre-Regards

par Michel SANTO

« C’est un secret ! ». Oui ! de ceux qui n’existent qu’à condition de n’être jamais nommés…

     

Je croyais pouvoir y échapper, à cet injonction amicale de publier sur ma page Facebook la couverture des dix livres que j’aurais adorée, mais Daniel, ce matin, en a décidé autrement. Par lui, en effet, selon cette vilaine expression venue du monde du spectacle américain, j’ai été “nominé”.

Covid-19 ! Trop de masques cachent d’autres morts dans l’indifférence générale…

 

     

Je ne sais par où ni comment conter cette petite scène vécue avant-hier devant mon – façon de parler – petit immeuble de la rue Hippolyte Faure. Peut-être en exprimant d’abord le trouble qui me saisit alors quand je vis soudainement apparaître, venant dans ma direction, affolée, la petite fille – une jeune femme déjà – de ma voisine : celle dont l’appartement se situe dans l’habitation mitoyenne à la nôtre.

Ces gémissements quotidiens et permanents de “Yaka-Faukon”, m’insupportent…

Je ne sais pas si, comme moi, vous l’avez remarqué, mais les gémissements quotidiens et permanents qui empoisonnent l’esprit public sont moins ceux des personnels de santé, des caissières de supermarchés, ou des conducteurs de bus et de camions, etc… occupés qu’ils sont à sauver des vies ou satisfaire aux besoins vitaux de la société, que ceux sifflés sur tous les tons du yaka-faukon, sur nos ondes, les réseaux sociaux et les plateaux télés par des commentateurs confinés dans leurs toutes récentes “compétences médicales et scientifiques” piochées un peu partout sur la “Toile”.

De la nécessité de choisir soi-même un rôle et à l’interpréter du mieux possible…

   

“Si, sur une scène, la crédibilité du figurant tient au costume dont on l’a revêtu, emblématique de la besogne qu’il remplit dans la pièce, il y aurait bien de l’exagération à prétendre qu’il incarne pour si peu un personnage. Vient-il a bouger ? Il n’en reste pas moins à sa place.